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 since i've cracked a smile + chessa.


 :: ARCHIVES :: Cause I'm not thinking straight :: saison deux :: Premier événement

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Sujet: since i've cracked a smile + chessa.  |  Lun 28 Sep - 23:40
It's been a long time since
i've heard your voice.
Charlie & Nessa
It's been a long time Since You've held me close. It's the thing that matters most, the time I spend with You. It's been a long time Since I've held Your hand, But I don't understand Why I'd walk away from You. It's been a long time Since we've talked awhile Since I've cracked a smile, Since I've heard Your voice. CHESSA.


La fameuse soirée organisée par les petits soins de Nightmare ne me décevait pas, du moins, pas jusqu'ici. Il était relativement tôt, encore, dans les 1h00, peut-être, je n'étais pas sûre. En réalité j'avais perdue toute notion du temps en franchissant les portes de ce château. L'endroit était bondé, des gens faisaient la fête dans les quatre coinset il était assez difficile de trouver une place de repos, là où il n'y avait pas de cris ou de discutions. C'est pourtant ce que je cherchais. J'étais vêtue d'une longue robe choisie avec ma meilleure amie Cat quelques jours avant, j'étais perchée sur des hauts talons et je venais de m'éloigner du bar après quelques verres en trop. Je sais, je sais, je suis pas censée boire.. Je suis pas non plus censée fumer et pourtant j'accostais un gars dans le couloir et lui demandais une clope. Celui-ci me tendais son paquet et s'apprêtait à me sortir un discours de drague à deux balles que j'évitais en roulant des yeux et passant mon chemin une fois ma cigarette allumée. Je tirais quelques taffes, on crevait de chaud là-dedans ! Je venais ed me déchaîner sur la piste de danse, j'avais besoin d'air frais si je voulais garder le rythme tout le long de la soirée ! Alors, je traînais mon corps déjà fatigué jusque la première sortie menant sur la cour. Pourquoi je buvais ? Je rompais toutes les promesses que j'avais fait à mon docteur comme quoi je resterais clean ? J'en ai aucune foutue idées. Je crois que j'en avais juste marre de toutes ses règles à la con. C'était la dernière soirée de l'été, putain ! J'allais pas rester là sobre au milieu de tout ses dingues. Je voulais profiter, m'éclater, une dernière fois. J'avais dans l'idée de reprendre mon traitement dés mon retour à la réalité, bien que je doutais que ce serais encore plus difficile. Mais de toutes façons le mal était fait. Enfin bref, j'étais venue accompagnée de Wayne, mais j'avais laisser se dernier à ses occupations quelques part, il avait trouver ses potes et ce n'était pas parce que nous étions venu ensemble que nous devions passer chaque minutes ensemble. Si on était en couple ? J'en sais trop rien, je pense pas. On était.. Juste nous. Wayne & Nessa, pour l'instant cela suffisait. Il faisait nuit noir, heureusement les lampadaires disposés autour du château éclaraient la cour, la pluie avait cesser de tomber mais il était clair que l'orage allait bientôt reprendre. Je remplissait mes poumons d'une nouvelle bouffée de nicotines tout en marchant et admirant l'édifice. Un couple m'accostait alors, la nana me sautais au cou pour me saluer : "Nessa, chérie ! Putain t'es venue, je pensais pas que t'allais venir ! Y paraît que tu traîne avec Wayne, hein, coquine ! Il est où d'ailleurs, on a besoin de trucs pour se défoncer !" S'exclamait-elle avec un large sourire aux lèvres. Je souris également, amusée, des potes de soirée. « Essayez le bar. » Leur conseillais-je, c'est là où je l'avais laisser. Ils s'empressaient alors d'entrer, et c'est à ce moment que je reconnu une silhouette à quelques pas de là. Assis sur un banc, cette tête blonde me fixait, et j'aurais reconnu ses bouclettes entres milles. Même en pleine nuit. Un large sourire s'affichait alor sur mon visage et je me pressais pour le rejoindre. Je m'agenouillais devant lui afin d'être à sa hauteur et je le pris dans mes bras, je le serrais tellement fort que je devais probablement l'étouffer, mais je n'avais pas vu Charlie depuis des semaines.. Voir des mois, même. Je sais pas trop pourquoi, du jour au lendemain.. Pouf, il avait disparu de ma vie. Au départ, je cru d'ailleurs à des hallucinations en le voyant là, mais non. Je le serrais réellement contre moi. « Tu m'a tellement, tellement manqué. » Murmurais-je alors, les yeux clos. Charlie ne resserrait pas l'étreinte comme à son habitude, il ne dit rien, il ne bougeait pas. Alors au bout de quelques secondes, je me détachais de lui tout en restant accroupis devant lui. Je posais mes mains autour de son visage, aillant préalablement jeter ma clope plus loin. J'essayais de le regarder dans les yeux, sauf qu'il fuyait mon regard, je ne comprenais pas. « Charlie, stop. Arrête, oh ! » Finis-je par m'exclamer. Il posait finalement ses yeux sur moi, mais il ne me regardais pas comme avant. Quelque chose avait changer dans ce regard que j'aimais tant, qui me faisait me sentir aimée et meilleure. On avait pas besoin de mots, je savais qu'il était en colère après moi, je ne savais simplement pas encore pourquoi.. « Quest-ce que.. Qu'est-ce que tu a .. ? » Lui demandais-je après quelques secondes, totalement perdue.




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Sujet: Re: since i've cracked a smile + chessa.  |  Dim 4 Oct - 13:23


Je n'aurais même pas pu dire si la soirée organisée par Nightmare était réussie ou non. À vrai dire, je m'en fichais. Tout ce qui m'importait, c'était d'y survivre. Me prouver que je pouvais encore vivre en société, adresser la parole à quelques individus. Je voulais me le prouver, évidemment, mais le prouver aussi aux médecins. Leur montrer que je n'étais pas encore tout à fait bon à interner. Cela faisait pratiquement deux semaines que j'étais à l'hôpital et j'avais franchement envie d'en sortir. Cet endroit me rendait dingue, encore plus que je ne l'étais. Bien évidemment, je savais que j'y étais pour mon bien, parce que je n'étais pas encore prêt à me réintégrer, que l'extérieur me faisait toujours aussi peur. C'était ridicule, mais oui, je ne supportais plus les gens. Je ne pouvais plus subir leurs regards que je pensais toujours malveillants. Accompagné de Joana, je n'avais même pas pu mettre un pied en dehors de l'hôpital tant le monde me semblait sombre. Et pourtant, j'avais réussi à convaincre les médecins de me laisser aller à cette soirée, rien qu'à celle-ci. J'avais bien réfléchi, pendant mon internement, et j'avais décidé de me battre. Je ne pouvais pas rester ainsi, à me laisser couler pendant que le monde continuait de tourner. Je me devais d'aller mieux. Je n'allais tout de même pas gâcher ma vie alors que je n'avais que vingt-cinq ans ! J'avais encore des choses à prouver, je le sentais. Alors, forcément, je me doutais que ce retour à la vie normale n'allait pas être très glorieux, que je n'allais pas faire des étincelles. Mais si je pouvais tenir une soirée à l'extérieur, une seule soirée sans m'enfuir, alors j'aurais déjà fait une avancée considérable. L'anxiété sociale était quelque chose de nouveau pour moi, aussi ne savais-je pas vraiment comment l'appréhender, comment y faire face. Mais j'avais la chance d'avoir Joana à mes côtés. La seule personne qui avait toujours, toujours été là pour moi. Je ne savais même pas comment la remercier, à vrai dire ; toujours était que, grâce à elle, j'avais réussi à affronter une grande partie de la soirée.

Cependant, je ressentis à un moment le besoin de m'isoler un peu. Je ne m'enfuyais pas, ça non, mais je voulais juste un peu de calme. Il y avait énormément de monde et de brouhaha à l'intérieur, et même pour quelqu'un de parfaitement sain mentalement, cela devenait insupportable. Je m'étais assis sur un banc dans la cour entourant le château, et m'étais allumé une cigarette. Joana n'était pas trop pour que je continue à fumer, mais très franchement, c'était la moins dangereuse des substances dont j'étais accro. On ne pouvait pas me sevrer de tout, quand même. Je passais un petit bout de temps à observer les gens qui allaient et venaient. Des gens s'embrassaient, d'autres se disputaient… Des femmes éméchées s'approchaient parfois de moi et tentaient d'engager une discussion, mais face à mon silence, elles s'en allaient rapidement. Je n'avais aucune envie de me sociabiliser ; je voulais juste passer la soirée tranquillement. Juste y survivre, ouais. De ma place, je pouvais également voir l'intérieur du château, à travers une grande porte qui était restée ouverte. J'observais les invités depuis un certain temps quand j'aperçus Nessa. Cela faisait si longtemps que nous ne nous étions pas vu… Depuis notre retour de Paris, en fait. Je m'en voulais un peu de ne pas l'avoir recontactée par la suite, mais avec le décès de ma mère et tout ce qui s'en était suivi… Je n'y avais franchement pas pensé. Elle me manquait, en quelque sorte. Et puis, je la vis avec Wayne. Wayne Everden, ou l'homme de qui j'avais essayé de la sauver pendant tout ce temps. Wayne ou celui qui était la cause de tous ses problèmes. Elle était guérie, et elle se remettait avec ce type ?! Une vague de colère monta en moi, qui se transforma en une vague tristesse quand je la vis poser ses lèvres sur les siennes. Ah, c'était comme ça ? C'était pour ça qu'elle n'avait pris aucune de mes nouvelles pendant toutes ses semaines ? Parce qu'elle s'était remise à fricoter avec ce sale type ?

J'étais encore à ruminer tout cela dans ma tête, en me disant que j'avais franchement envie de rentrer dans ma piaule pour ne plus voir Nessa avec lui, quand celle-ci sortit dehors pour fumer une cigarette. Je l'observais, sans rien dire. Elle était belle, ça oui, mais pas seulement physiquement. Y'avait un truc chez Nessa, une subtilité, et j'étais certain que Wayne ne s'en rendait même pas compte. Il était mauvais pour elle, Nessa le savait, et pourtant, elle était de nouveau avec. Comme si toutes les belles paroles qu'elle m'avait dit n'étaient que du vent. Au bout du moment, elle m'aperçut, et vint à ma rencontre. « Tu m'a tellement, tellement manqué. » Elle passa ses bras autour de moi et me serra fort. À vrai dire, je en savais pas tellement comment réagir. J'aurais aimé passer les bras autour de son corps frêle, la serrer et lui dire à quel point elle m'avait manqué aussi. Et pourtant, je n'en fis rien. J'étais en colère contre elle. Elle m'avait menti. Elle dut remarquer que quelque chose n'allait pas, car elle relâcha son emprise et planta son regard dans le mien. Je n'avais jamais été capable de soutenir le regard bleu et perçant de Nessa, mais dans de telles circonstances, ça m'était clairement impossible. « Charlie, stop. Arrête, oh ! » Je finis par la regarder, en me forçant. Je me sentais terriblement mal à l'aise. C'était Nessa, ma Nessa, et pourtant rien n'était plus pareil. Nous avions pris des chemins différents, il faut croire. Après l'avoir sauvée, c'était moi qui avait sombré pendant qu'elle était retournée dans les bras de Wayne. « Quest-ce que.. Qu'est-ce que tu a .. ? » me demanda-t-elle, l'air perdue. Je comprenais bien qu'elle devait l'être. Mon comportement était incompréhensible, mais je ne savais pas comment réagir autrement. « Rien, je… » balbutia-je. J'étais en colère mais je n'osais pas lui dire. Parce que je n'avais pas envie que l'on se dispute, et surtout, que je supporterais pas qu'elle me lâche. Alors j'allais ravaler ma colère, ma jalousie, et faire comme si de rien n'était. De toute façon, pourquoi étais-je jaloux ? Nessa était pas ma copine. Je ne savais pas très bien ce qu'elle était pour moi, mais ce qui était sûr, c'était que nous n'étions pas ensemble. « Je ne vais pas très bien, c'est tout » finis-je par dire. Je frottais mon yeux rapidement. « J'ai vu que tu étais avec Wayne. Je suis content que vous vous soyez réconciliés » dis-je à voix basse, d'un ton fébrile.
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Sujet: Re: since i've cracked a smile + chessa.  |  Dim 4 Oct - 14:13
It's been a long time since
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Charlie & Nessa
It's been a long time Since You've held me close. It's the thing that matters most, the time I spend with You. It's been a long time Since I've held Your hand, But I don't understand Why I'd walk away from You. It's been a long time Since we've talked awhile Since I've cracked a smile, Since I've heard Your voice. CHESSA.


Personne au monde n'avait fait ce qu'il avait fait pour moi. Personne n'avais autant pris soins de moi que Charlie. Dans la période la plus difficile que j'ai jamais vécu, il avait été là et il m'avait sauver, littéralement. Sans lui, je serais sans doutes encore entrain de comater dans la rue, si bien sûr je serais encore en vie. J'avais jamais vraiment compris pourquoi, mais depuis notre rencontre il c'était fait comme une mission de m'aider à me sortir de toutes mes merdes. M'aider à aller mieux. J'avais tenter de toutes mes forces de le repousser, mais il avait insisiter et finalement il avait réussi. Du moins, il avait fait mieux que les autres. Quand j'y pense désormais, j'avais était égoïste. Je l'avais laisser m'aider à aller mieux et une fois cela fait, je n'avais plus pris de nouvelles. Il avait comme disparu, comme un ange gardien. Il était le mien. Pourtant quand je le vit installer sur un banc à quelques mètres de moi je ne pu me retenir de lui courir dans les bras. Le mot "manque" était faible face à la joie que je ressentais en le serrant de nouveau dans mes bras. Ma joie fut de courte durée, puisque rapidement je compris que quelque chose n'allait pas. C'est une des choses que j'appréciais avec lui, pas besoin de s'expliquer avec des mots, on se comprenais avec des gestes. Mon Charlie, le Charlie que j'avais connu m'aurait serrer contre lui de toutes ses forces, m'aurait dit à quel point moi aussi j'avais pu lui manquer, ce Charlie là ne bougeais pas. Et quand finalement il me regardais dans les yeux, ce n'était pas le regard que j'aimais tant. C'était comme se prendre une claque en pleine face, vous voyez. Le truc que vous attendez pas, le truc que jamais vous n'auriez pu croire capable, il y avait de la déception dans ses yeux. J'avais jamais vu ça quand il me regardait. Même quand il me retrouvait sur le troittoir, perdue, au bout de ma vie, il ne m'avait jamais regarder de la sorte. Je pris un coup de poignard dans le coeur, et ça faisait très mal. Voir ce genre de sentiment dans les yeux de quelqu'un qui vous a toujours placer sur un pied d'estal, ça déstabilise.

« Rien, je… Je ne vais pas très bien, c'est tout » Finit-il par dire. Mes mains se plaçaient autour de son visage que je dégageais de quelques mèches de cheveux rebelles. J'inspectais ce visage enfantin que j'aimais tant, comme lui l'avait fait à plusieurs reprises avant. Il avait changer, vraiment. Sa joie de vivre, son optimisme que j'aimais tant chez lui, ça avait disparu. Il semblait ininiment triste... Quand on voit une personne pleine de vie comme Charlie triste, ça fait doublement mal au coeur. « Elles sont passer où tes fossettes mon coeur ..? Tu sais que je craque totalement pour tes fossettes. » Je tentais de lui sourire légèrement, mais son visage à lui ne bougeais pas d'un pouce. Je caressais l'une de ses joues, avec tendresse. « J'ai vu que tu étais avec Wayne. Je suis content que vous vous soyez réconciliés » Cette fois, c'est moi qui fuyais son regard. Je baissais les yeux, presque honteuse. Mes mains glissaient pour se déposer sur les siennes, elles étaient gelées alors je les serrais doucement pour les réchauffer. Wayne.. On ne parlait pas de Wayne, ou rarement. Il était ce qu'on pourrait cataloguer de "sujet sensible" entre Charlie et moi. Charlie le pensait mauvais pour moi, il disait que je valait mieux, et que Wayne ne ferait que m'entraîner d'avantages dans les problèmes. Fut un moment où je l'approuvais. Je pensais toujours que Wayne n'était pas le garçon idéal pour que je me sorte de mes emmerdes, je pensais toujours que mon amour pour lui était aussi fort, passionnel, que déstructeur. Je l'aimais trop, beaucoup trop, et ça c'était mauvais pour moi. Pourtant, j'avais promis à Charlie de ne plus jamais retomber dans les bras du beau brun. Mais être sans lui m'était impossible... Comment étais-je censer lui expliquer ça ?

« Tu va pas commencer à me mentir ce soir, Charlie... » Finis-je par lâcher. Je savais qu'il n'était pas content comme il le prétendait. Je savais que la déception dans ses yeux venait du fait qu'il m'ait vu avec Wayne. Dans un élan de confiance, je relevais le visage et le regardais de nouveau dans les yeux. « Je... » J'ouvrais la bouche une première fois, mais je ne savais pas tellement comment formuler cela. Je tentais une seconde fois. « Je l'aime. » Ma voix c'était affaiblie en prononçant ses mots et j'avais hausser les épaules, presque pour m'excuser. Faire du mal à Charlie était la dernière chose que je voulais faire au monde. « Je sais que tu pense qu'il n'est pas bon pour moi, et je sais que tu a raison. » Il me regardais l'air de dire "pourquoi tu le fait, alors?" Mais j'savais pas quoi répondre à cette question. « Je me sens bien, que quand je suis avec lui.. » C'était sorti tout seul, et je me pinçais les lèvres. Décrire ma relation avec Charlie ? Je pourrais pas. Très franchement, je sais pas ce qu'on était. On était plus que des amis, sans aucun doutes. Mais on était pas en couple non plus. C'était pas une relation basique sur laquelle on colle une étiquette, c'était beaucoup plus complexe. C'était Charlie & Nessa, personne pourrait jamais expliquer ça. J'avais besoin de lui dans ma vie, il était comme une partie de moi sans laquelle je ne pourrais plus avancer et je le réalisait une fois de plus ce soir.




© Gasmask
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Sujet: Re: since i've cracked a smile + chessa.  |  Dim 11 Oct - 12:00


Nessa et moi, c'était quelque chose de fort. De vraiment fort. On se comprenait, et sûrement mieux que personne, car on savait exactement ce par quoi l'autre passait. Ou du moins, c'était le cas fut un temps. Nous n'étions plus aussi proches qu'avant, mais mes sentiments à son égard n'avaient absolument pas changé. J'avais besoin d'elle dans ma vie autant qu'elle avait besoin de moi, j'en étais convaincu. J'étais le seul à avoir vu qu'elle n'allait pas bien, le seul qui s'était bougé les fesses pour qu'elle se fasse interner et qu'elle aille mieux. Le seul qui s'était préoccupé d'elle quand personne ne le faisait, quand tout le monde l'avait laissée. C'était peut-être égoïste voire narcissique, mais j'étais vraiment fier de tout cela. C'était d'ailleurs l'une des seules choses bien que j'avais fait de ma vie. Si elle était là aujourd'hui, c'était grâce à moi. J'étais là quand Wayne ne l'était pas, quand il l'avait laissée et qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même à cause de lui. Et maintenant, elle était retournée avec lui. J'avais l'impression d'être passé à la trappe, que je ne comptais plus autant pour elle qu'avant. L'anxiété aggravait mes sensations et à vrai dire, je me sentais vraiment mal à l'aise face elle. J'aurais voulu la prendre dans mes bras, la serrer, lui dire que je l'aimais et que je serais toujours là pour elle. Mais je ne le pouvais. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que Wayne devait avoir fait tout ça avant moi. Oui, j'étais jaloux, je ne pouvais pas dire le contraire. J'étais jaloux parce que je me souciais sincèrement de Nessa et que je n'avais pas l'impression que c'était le cas de Wayne. Elle méritait quelqu'un de bien, qui saurait la comprendre et la supporter dans sa maladie. Et Wayne ne le ferait. Wayne ferait ce qui lui plairait. Je n'avais pas confiance en ce type, qui avait pourtant une emprise incroyable sur Nessa. J'avais tellement peur de la perdre. J'étais déjà en froid avec Blake et cela me torturait. Je ressentais le besoin constant de me sentir aimé, de sentir que quelqu'un en ce bas monde avait besoin de moi à ses côtés. De savoir que je comptais pour quelques personnes. Et si je perdais Nessa… Ce serait vraiment dur.

Je lui confiai ne pas aller très bien, mais je ne voulais pas m'étaler davantage sur le sujet. Peu de gens étaient au courant pour ma tentative de suicide, seulement Joana et Blake. Et Blake m'avait en quelque sorte lâché, pour une obscure raison. Je sais que Nessa n'aurait pas réagit comme cela, mais bon, je n'étais jamais très à l'aise pour parler de mes soucis. Je ne voulais pas qu'elle pense que j'étais faible. Que j'avais changé. J'aimais le Charlie plein de vie que j'étais avant, pas l'espèce de zombie morne que j'étais devenu. Je ne voulais pas me montrer comme cela à Nessa, parce qu'au moment où elle était au plus bas, j'étais sa force. Je devais le rester. « Elles sont passer où tes fossettes mon coeur ..? Tu sais que je craque totalement pour tes fossettes. » me dit-elle. Elle semblait sincèrement affectée par ce que je lui disais, et cela me fit chaud au coeur. Elle posa sa main sur ma joue et je frémis. Ça m'avait manqué. Nessa m'avait manqué. J'essayai de sourire, parce que c'était ce que j'aurais voulu faire, mais mon visage resta impassible. C'était vrai qu'elle avait toujours aimé mes fossettes, elle me le disait tout le temps. Mais cela faisait bien longtemps qu'elles n'étaient pas apparu sur mon visage. La seule qui arrivait à me faire sourire, désormais, c'était Joana. Même Nessa n'y parvenait plus, et ça me rendait incroyablement triste. Je lui dis ensuite que je l'avais vu avec Wayne. J'essayai de cacher ma tristesse, ma colère, mais je n'y parvins qu'à moitié. « Tu va pas commencer à me mentir ce soir, Charlie... » Elle paraissait gênée, mais elle s'était bien rendu compte que je n'étais pas content du tout qu'elle soit de nouveau avec lui. Et pourtant, je n'avais en aucune façon le droit de lui dire quoi faire, de lui dire qui fréquenter. Ce n'était pas ma copine, et pourtant… J'étais jaloux. Vraiment jaloux.

« Je... Je l'aime. » finit-elle par lâcher. C'était comme si je me prenais une claque en pleine gueule. Mon coeur se serra. C'était, bizarrement, ce que j'avais le plus redouté. Que Nessa finisse par me lâcher, par aimer vraiment quelqu'un. Merde, j'étais pas quelqu'un de possessif normalement. J'avais surtout peur que Wayne la lâche comme il l'avait déjà fait à plusieurs reprises. J'avais peur de la perdre pour quelqu'un qui ne la méritait pas. Je la regardais d'un air interdit, ne sachant quoi dire. J'avais juste envie d'être ailleurs, n'importe où, mais pas en face de Nessa qui me disait qu'elle aimait Wayne.  « Je sais que tu pense qu'il n'est pas bon pour moi, et je sais que tu a raison. » Alors pourquoi le faisait-elle ? Je savais que Nessa avait un penchant pour l'autodestruction mais tout de même. Elle allait encore souffrir…  « Je me sens bien, que quand je suis avec lui.. » Allez, deuxième claque dans la figure. Je me sentais vraiment comme une grosse merde, présentement. « Je… » commençai-je. « Je n'ai pas le droit de te dire qui fréquenter mais… fais bien attention à toi Nessa. Tu sais ce que je pense de lui » Les mots avaient du mal à sortir de ma gorge. « J'espère qu'il saura te rendre heureuse. Vraiment, je le souhaite. C'est ce que tu mérites ». J'avais envie de lui prendre la main, de la serrer dans mes bras… mais ne serait-ce pas un peu déplacé sachant que maintenant, elle était avec Wayne ? Est-ce que l'on pourrait réellement continuer comme cela si il était là ? « Nessa, je… » Ce que je voulais lui dire était vraiment, vraiment dur à sortir. « J'ai fait une tentative de suicide il y a pas longtemps ». Voilà, c'était dit. Ce n'était pas la première ici à se demander ce que j'avais fait ces dernières semaines, et j'avais l'impression que je ne pourrais pas le garder plus longtemps. Surtout que c'était Nessa, et je ne voulais pas qu'elle soit triste en me voyant dans cet état. Je lui devais des explications. Et je préférais encore qu'on parle de ça que de Wayne.
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Sujet: Re: since i've cracked a smile + chessa.  |  Mar 13 Oct - 10:57
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Charlie & Nessa
It's been a long time Since You've held me close. It's the thing that matters most, the time I spend with You. It's been a long time Since I've held Your hand, But I don't understand Why I'd walk away from You. It's been a long time Since we've talked awhile Since I've cracked a smile, Since I've heard Your voice. CHESSA.


Je savait que je lui faisait du mal, je savait que j'était entrain de le blesser et que faire ça à une personne aussi gentille, généreuse, douce et incroyable que Charlie était la pire chose au monde. Charlie était un mec bien, malgré ses problèmes, et malgré le fait qu'il ne l'admettrait pas il était la personne la plus adorable que je n'ai jamais vu. Il avait pris soins de moi quand personne d'autres ne l'avait fait, il c'était consacré corps et âme dans le but de me sauver, de m'aider, jamais je ne pourrait le remercier assez pour tout ce qu'il avait fait pour moi. j'avais l'horrible impression de le trahir, et de cracher sur tout ses efforts, bousiller toute notre relation en lui parlant de Wayne ... Pourtant, je voulait seulement qu'il comprenne. Je voulais seulement qu'il voit à quel point j'étais amoureuse. Je ne décidait de rien, si j'avait pu le faire bien sûr que j'aurais choisis d'aimer quelqu'un de bon, quelqu'un comme lui. Le pire dans tout ça, c'est que je savait qu'il m'aimait. Je savait que Charlie tenait à moi, peut être même encore plus que je tenait à lui. Il avait cette façon de me regarder .. Cette façon de me placer sur un pied d'estale alors même que j'était dans le pire de mes états. Il me rendait meilleure, il faisait ressortir le meilleur de moi, tandis que Wayne lui faisait ressortir le pire. Mais je ne pouvait malheureusement pas dicter à mon coeur de qui je devait être amoureuse. « Je… Je n'ai pas le droit de te dire qui fréquenter mais… fais bien attention à toi Nessa. Tu sais ce que je pense de lui » Je hochais la tête, lèvres pincer, il ne m'avait répéter que de nombreuses fois qu'il n'avait pas confiance en Wayne, qu'il ne méritait pas que je l'aime à ce point et je l'avait cru sans douter. Il avait sans doutes raisons, peut être que le badboy dont j'était folle amoureuse ne méritait pas tout cet amour, mais il avait une telle emprise sur moi qu'il m'était physiquement impossible de rester loin de lui. « J'espère qu'il saura te rendre heureuse. Vraiment, je le souhaite. C'est ce que tu mérites » Et mon coeur se brisait en milles morceaux. Je pouvait presque entendre le bruit qu'il faisait en se fissurant. Les yeux de Charlie étaient remplis de tellement de peine, que j'avais tout simplement envie de chialer comme un bébé là tout de suite. J'avais aussi mal que lui, bordel Nessa, reprend toi. Je chassait les larmes de mes yeux d'un revers de la main et baissait la tête. « Toi. Toi tu mérite d'être heureux.. Tu mérite la meilleure personne au monde Charlie. T'es la plus belle personne que j'ai jamais rencontré. » Lui avouais-je avec ma plus grande sincérité. Ce garçon était magnifique, il était si fragile que j'avais envie de m'accrocher à lui et ne jamais le lâcher, jamais de toute la vie. Pourtant j'étais avec Wayne .. En quelques sortes, et lui méritait d'être heureux et de tomber amoureux d'une personne digne de lui. « Nessa, je… » Je relevais le visage, le tremblement dans sa voix indiquait que ce qu'il allait me dire n'était pas bon, mon coeur se serrait de nouveau, quoi encore ? « J'ai fait une tentative de suicide il y a pas longtemps »

Je crois que je m'étais figée sur place. Mon corps ne bougeait plus d'un centimètre, je crois même que j'avais cesser de respirer et que mes yeux avaient cesser de cligner. Je le fixait, son magnifique visage, ses traits parfaitement dessinnés, sa beauté, son innocence. Pourquoi Charlie ? Pourquoi t'a fait une chose pareille ? Et soudain, un sentiment horrible, le pire sentiment au monde s'emparait de moi, la culpabilité. Je me sentais coupable, pas vaniteuse au point de penser qu'il avait pu faire une chose pareille par ma faute, mais coupable de ne pas avoir été là, de ne pas avoir vu ça. Coupable d'avoir passer ses deux derniers mois en la compagnie de Wayne au point d'en délaisser la seule personne au monde qui avait été là pour moi quand moi j'allait mal. Pourquoi ? C'était pas une question ça. C'était pas une question parce que j'en connaissait la réponse. Charlie souffrait de dépression, je souffrait de bipolarité. C'était un peu différent, mais parfois les symptomes étaient les même. La dépression est l'une de phases de la bipolarité, il y a des moments où tu te sent tellement mal, où tu pense que rien ne pourra jamais plus aller bien et tu te dit que la meilleure façon de t'en sortir est en réalité d'en finir. Je le savais mieux que personne, j'étais malade comme lui, et j'avais connu ce sentiment, comme lui. C'est d'ailleurs pour ça que j'aurait dû être là pour lui, j'aurait du l'écouter le comprendre, comme il l'avait fait pour moi. Je finit par reprendre mes esprits, sans dire un mot de plus, sans même le questionner sur le pourquoi de ce geste, je le pris dans mes bras. Je glissait mes bras autour de son cou et je le serrait de toutes mes forces contre moi. Ca y est, les robinets étaient ouverts, je pleurait à chaudes larmes. « J'suis désolée. Je suis désolée. J'suis désolée.. » Répétais-je entre mes sanglots. Désolée de l'avoir laisser, de l'avoir abandonner, de ne pas avoir été là. Plus jamais je ne le laisserait seul, plus jamais je ne passerait aussi longtemps sans prendre de ses nouvelles. Je ne pouvait pas perdre Charlie, il était devenu une partie de moi sans laquelle je ne pourrais pas vivre. Je relâchais notre étreinte, juste assez pour pouvoir le regarder de nouveau, puis je déposait un baiser sur son front. « Tu m'a promis un jour que tu me laisserait jamais seule. Je te promets que plus jamais je te laisserait seule non plus. » Et je le pensais. A mon tour de prendre soins de lui.




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Sujet: Re: since i've cracked a smile + chessa.  |  Mer 21 Oct - 23:16


Je ne supportais pas d'imaginer Nessa et Wayne ensemble. L'entendre dire qu'elle aimait ce type ressemblait à un cauchemard pour moi. Merde, c'était pas possible, elle pouvait pas l'aimer. Pas lui. Il avait rien fait pour elle, rien. "Je l'aime" sont les mots que je n'aurais jamais voulu voir sortir de la bouche de Nessa. Pas en parlant de lui. J'avais peur pour elle, une peur exagérée, certes, mais j'avais peur. Peur qu'il lui refasse du mal, peur qu'elle se perde de nouveau. J'avais peur de n'être pas en mesure de la récupérer, cette fois. Peut-être que j'avais peur pour rien. Qui me disait que Wayne n'avait pas changé ? Qui me disait que désormais, il ne ferait pas les choses bien ? Rien. On ne pouvait pas le savoir. Et pourtant, j'avais l'impression que ça allait encore foiré. Pire, j'avais l'impression qu'il me volait ma Nessa. En fait, ce qui m'énervait encore plus que d'imaginer Wayne et Nessa ensemble, c'était ma possessivité à l'égard de cette dernière. Pourquoi je réagissais comme ça ? Depuis mon hospitalisation, mes réactions étaient différentes. J'étais différent. J'avais l'impression d'être un gamin perdu qui s'accrochait désespérément à tout le monde pour ne pas tomber. Plus encore qu'avant, je me jetais à corps perdu dans les choses et dans les gens pour tenter d'oublier un peu mes problèmes. Tout me touchait beaucoup plus. Chaque évènement était comme un tsunami, pour moi : il suffisait d'un petit tremblement et les conséquences étaient catastrophiques. J'étais trop instable pour mon propre bien. Je n'avais qu'une hâte : que mon traitement puisse reprendre, après que mon corps soit purgé. Et que le médecins soient convaincus que je ne tenterais pas de nouveau de me tuer avec. En tout cas, je ne supportais plus cette fragilité et cette possessivité maladive qui me caractérisaient désormais. Quand j'étais sous traitement, cela n'arrivait pas. Je posais mes yeux sur Nessa, ma Nessa, ou du moins celle qui fut mienne pendant un temps. J'avais mal, véritablement mal. Je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir abandonné. C'était égoïste, purement et simplement égoïste, parce qu'elle avait tout à fait le droit de sortir avec qui elle voulait. Mais c'était comme ça.

Je lui dis ensuite, sans grande conviction, que je lui souhaitais beaucoup de bonheur avec Wayne. Pour le coup, c'était la vérité. Je voulais avant toute chose qu'elle soit heureux, avec ou sans moi, avec ou sans Wayne. Si il parvenait à lui apporter ce bonheur si particulier qu'elle ne trouvait pas avec moi… Eh bien tant mieux pour elle. Vraiment. Elle méritait d'être enfin heureuse. Simplement, je n'avais pas confiance en lui et je doutais sincèrement de ses capacités à la rendre heureuse. Elle avait trop souffert à cause de lui et je n'avais pas envie que ça recommence. Enfin, je n'avais pas envie d'être mauvaise langue en plus de tout cela. Il fallait simplement… que la pilule passe et que j'accepte les faits. Nessa était amoureuse de Wayne. Et ce depuis toujours. Il fallait que je m'y fasse, tout simplement. « Toi. Toi tu mérites d'être heureux.. Tu mérites la meilleure personne au monde Charlie. T'es la plus belle personne que j'ai jamais rencontré. » m'avoua-t-elle. Ses yeux étaient baignés de larmes. Un maigre sourire s'afficha sur mon visage pâle et maigrichon. Quand Nessa disait des choses comme celles-là, sur ce ton si sincère… J'avais envie de la croire. Je croyais vraiment en l'affection de Nessa. Je savais qu'être amoureuse de Wayne ne l'empêcherait pas de m'aimer comme avant. C'était juste que… égoïstement, j'aurais voulu qu'elle ne soit qu'à moi. Mais c'était impossible. Je ne savais pas quoi lui répondre, car en vérité, je n'avais jamais vraiment réfléchi à cela. Qu'est-ce que je méritais ? Ce qui était sûr, c'est que je méritais pas toutes les personnes qui m'entouraient. Joana, Nessa, Hannah… Qu'est-ce que j'avais fait pour les mériter ? Tout ce que je savais faire, c'était de les blesser. Et pourtant, elles continuaient d'être toujours là pour moi. Je n'y comprenais rien.

Je lui avouai ensuite pour ma tentative de suicide. Ce n'était peut-être pas le lieu ni le moment, mais je sentais que j'avais vraiment besoin de me justifier. De lui expliquer pourquoi j'avais disparu de la circulation ces dernières semaines. Je ne voulais pas qu'elle croie que je l'avais oublié ou quelque chose dans ce genre. L'oublier m'était impossible. Je ne voulais pas attirer sa pitié, ou la rendre mal… Je voulais simplement lui ouvrir mon coeur, être sincère avec. Elle avait le droit de savoir pourquoi je n'avais pas pris de ses nouvelles depuis si longtemps, pourquoi je l'avais zappé après notre retour de Paris. De plus, elle savait que ce n'était pas facile pour moi de dire ces choses-là, et elle savait aussi que je ne disais pas ça comme ça, sur un coup de tête. Je ne le dirais pas si c'était inutile. Nessa parut pétrifiée quand je lui annonçai. Elle se figea sur place. Elle resta un long moment, stoïque. Elle n'avait pas vraiment l'air de réaliser, ou peut-être qu'elle ne s'y attendait pas justement. J'avais toujours prétendu aller très bien, et jusqu'à ce que j'apprenne le décès de ma mère à notre retour de Paris, c'était plutôt vrai. Je commençais à aller beaucoup mieux, j'avais même réduit mes doses d'antidépresseurs. Et puis, tout était parti… Le long combat que j'avais mené après le décès de June, et auquel j'avais pratiquement mis un terme, reprenait depuis le début. Et c'était encore plus dur cette fois. Puis, Nessa se jeta dans mes bras et se mit à pleurer à chaudes larmes. Cette fois, je ne pus me retenir, Wayne ou pas Wayne. Je la serrai dans mes bras, fort, comme si je n'allais jamais la lâcher. Je ne voulais pas qu'elle se mette dans un tel état pour moi. « J'suis désolée. Je suis désolée. J'suis désolée.. » Désolée de quoi ? Je me m'y à réfléchir à toute allure. Elle n'avait pas à se sentir coupable, loin de là. « Hey Nessa, t'as pas à te sentir coupable. Ces vacances… Ta sortie de l'hôpital, le mariage de Sky et le voyage à Paris… C'était la première fois depuis longtemps que je me sentais aussi bien. C'était grâce à toi. Je commençais à guérir, je remontais la pente. Je suis presque sorti de cet enfer, grâce à toi, et pour ça… je ne pourrais jamais te remercier assez » murmurai-je. Malheureusement, des circonstances indépendantes de notre volonté m'avait fait replonger assez rapidement. Elle me regarda un instant, puis déposa un baiser sur mon front. « Tu m'a promis un jour que tu me laisserait jamais seule. Je te promets que plus jamais je te laisserait seule non plus. » me dit-elle. Je la regardai dans les yeux, désormais. Les pensées se bousculaient dans ma tête. « Merci » fis-je doucement, et sincèrement. Parfois, le fait d'accepter que l'on ait besoin d'aide était déjà une grande victoire. « Je sais pas ce que je ferais sans toi… j'ai juste peur qu'il t'arrive quelque chose, j'ai peur de ne pas être en capacité de te récupérer si Wayne te laisse… j'ai peur de ne pas être à la hauteur ». J'avais l'impression que cette maladie me bouffait et qu'elle me laissait incapable de faire quoi que ce soit.
© Starseed
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