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 We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories. (clyde)


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CIUDAD JUÁREZ
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Sujet: We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories. (clyde)  |  Lun 15 Mai - 0:04
we're back in the room
where it all started,
haunted with oh so
sweet memories.

Clyde
&
Anteynara

Ca n'avait peut-être pas été extrêmement facile, mais pas trop compliqué non plus, un peu comme n'importe quel autre job. Ce n'était pas personnel non plus, rien qui ne pouvait la tirer de ses habitudes ou la pousser à traiter ce job autrement qu'un autre. Elle avait de l'expérience et faisait ce métier depuis plusieurs années maintenant, et elle continuait à faire ça en s'appliquant, méthodiquement, avec une part d'habitude et de protocole, mêlée à de la prudence, de l'audace, et une capacité à s'adapter. Ce n'était pas le taf le plus facile du monde, il fallait assurer dans de nombreux domaines, toujours être prudent mais oser prendre des risques malgré cela. Il fallait toujours être très attentif à ce qui se passait, ne jamais perdre le contrôle. Vraiment, depuis ces 8 ans de pratique, elle se démerdait très bien et faisait du boulot de qualité. Sans échec, puisque le moindre échec pouvait s'avérer fatal. Et là, une fois de plus, elle avait fait tout ce qu'il fallait avec précision, concentration et dans un calme assez renversant, parce qu'être tout autre chose que détendue pouvait mener à l'échec. Et qu'au delà de ne pas supporter cela, elle ne pouvait tout simplement pas se permettre d'échouer. Elle avait vu Clyde, ne l'avait pas fait attendre et s'était rendue chez lui de suite pour qu'il lui explique la situation. Ca avait été simple, direct, efficace, et c'était tout ce qu'elle demandait. Le début était simple, tout ce qu'il y avait de plus classique, c'était la suite qui était un peu différente de ce dont elle avait l'habitude. En général, on la payait pour qu'elle fasse le sale boulot, les choses compliquées, parce que ces gens-là avaient de l'argent et surtout pas envie de faire face directement au fait qu'ils étaient à l'origine de la mort de quelqu'un. Elle était payée pour agir dans l'ombre. Lui, il voulait être là, invité, participer. Ce qu'il attendait d'elle, c'était plutôt un coup de main, une sécurité, la présence et l'assurance de quelqu'un qui savait ce qu'elle faisait. Elle était peut-être un peu réticente, au début, parce que ça semblait bordélique, ça semblait désorganisé et compliqué pour pas grand-chose au final, sachant qu'en faisant les choses elle-même, tout irait plus vite et serait plus simple. Mais il avait insisté, et elle pouvait comprendre. Il lui fallut vingt-quatre heures pour rassembler tout ce qu'il lui fallait sur ce type, les infos, les adresses... Pour le traquer et presque vingt-quatre autres pour s'assurer qu'il serait là, à ce moment précis, seul et vulnérable, et qu'une aiguille dans le coup serait facile à enfoncer. Ce fut ce qu'elle fit exactement, tirant son corps sur quelques mètres jusqu'à la voiture, sans être aperçue par qui que ce soit. C'était calculé avec précision et prudence, et tout se passa extrêmement bien, dans le calme d'une fin de nuit. Presque cinq heures du matin, la nuit encore noire qui serait bientôt interrompue par les premiers rayons de soleil, elle arriva dans son entrepôt, gara la voiture dans la pièce faite pour, là où se trouvaient certaines de ses affaires, du matériel pour tout et n'importe quoi, un frigo à moitié plein. Le corps, elle le traîna sans y faire trop attention, ses mains liées, inconscient, et elle le largua sur une chaise à laquelle elle l'attacha, dans la grande pièce. Là, elle sortit son téléphone, et envoya un message à Clyde. "Rejoins-moi aux entrepôts au Nord, le numéro 125. Surprise pour toi" écrit-elle simplement avant d'envoyer. Elle ne savait pas exactement ce que Clyde avait prévu pour le type, ils n'en avaient pas discuté. Mais bon, elle était ouverte  tout, ou presque... même si ça restait son hangar, son matériel, et donc elle la chef de tout ce merdier. Le mec toujours inconscient était affalé et attaché à une chaise en métal des plus basiques. Sur les tables le long du mur, il y avait une partie de son matériel qui attendait de servir, le matériel qui ne bougeait jamais de là. Puis, il y avait le grand sac de sport noir dans lequel elle transportait encore des objets, celui-ci posé aussi sur l'une des tables, ouvert, laissé en plan en attendant qu'elle en fasse quelque chose. A côté de ces tables, un évier, et un peu plus loin, de quoi brancher plusieurs appareils électriques, dont certains qui étaient posés là, bien rangés. Et au fond, une bassine d'un blanc clinique, étincelante, qu'on pouvait apparenter à une baignoire. Au milieu de la pièce, à quelques mètres de là où s'était installée Antey, sur un tabouret et téléphone à la main, une chaîne pendait du plafond avec une paire de menottes au bout, le tout relié à une attache au mur, de façon à pouvoir monter et descendre la chaîne facilement. Attendant Clyde, elle s'alluma une cigarette, perchée sur son tabouret, jambes croisées et accoudée à la table qui se trouvait juste à côté d'elle, tout en jouant sur son téléphone. Le jour se pointa peu de temps après son arrivée, quelques premiers rayons de soleil levant, le matin, un moment court qu'elle affectionnait particulièrement. Il faisait encore à moitié nuit lorsque Clyde se pointa, toquant à la porte de l'entrepôt qui menait directement à cette pièce-là, porte qu'elle avait laissée fermée à clé. Elle se leva, alla jusqu'à la porte et jeta un oeil dans le judas. C'était bien lui, seul, planté là, et elle lui ouvrit, s'écartant au passage pour le laisser entrer, lui offrant une vue directe sur l'entièreté de la pièce, la chaîne pendant du plafond, les accessoires sur les tables, le sol en béton devenu brunâtre à certains endroits. Et le type, plus vers le fond, toujours endormi et attaché à cette chaise. Elle referma la porte derrière lui, tourna la clé.

✱✱✱


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Sujet: Re: We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories. (clyde)  |  Sam 20 Mai - 20:53


       

         
We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories.

Rien dans ce monde n'arrive par hasard.
Anteynara & Clyde
Ca te bouffes. Cette soif de vengeance. Tu la sens. Au plus profond de tes entrailles. Tu bous. Tu tiens plus en place. T'as qu'une seule envie. Te retrouver face à ce type. Et lui broyer chaque membre, lui briser les os, un par un. L'entendre crier de douleur. Te supplier d'arrêter. Tandis que tu prends un malin plaisir à poursuivre ton travail. T'as envie qu'il souffre. Autant qu'il a fait souffrir ta mère, au point de l'envoyer sur ce lit d'hôpital. Même si vos rapports entre ta mère et toi s'avéraient être compliqués. Que cela faisait des mois et des mois que vous ne vous étiez pas vus, parce qu'elle en avait assez de toi. De ton attitude. De ta lassitude. En réalité, si elle ne voulait plus te voir, c'est parce qu'elle ne supportait tout simplement plus de voir son fils se détruire de la sorte. Tu es nocif pour toi-même. Un véritable poison. Tu te tues à petit feu. Et le pire dans tout ça, c'est que tu en as conscience. T'as souvent essayé de mettre fin à tes jours. Ces marques sur tes bras en témoigne de toute la douleur que tu as pu ressentir dans le passé, et de toutes ces tentatives qui n'ont jamais abouti. Pas même la fois où tu te pensais seul, dans cette salle de bain, et que Anteynara est arrivée de nul part, prête à finir son travail. Aurait-elle eu pitié de toi ce jour-là ? Peut-être bien puisqu'elle a même été jusqu'à te faire les points pour fermer cette blessure. En parlant d'Anteynara. C'est d'elle dont tu avais besoin à l'heure actuelle. Tu ne pensais pas que ça serait possible un jour. Vos rapports étaient tels que toi-même, tu avais du mal à les cerner. Elle t'avais fait tellement de mal. Elle t'avais détruit, autant mentalement que physiquement. Elle t'avais réduit à néant. Ton corps s'en souvenait encore. Ces marques, ces cicatrices. C'est pour cette raison que tu avais besoin d'elle. Parce que tu connaissais un peu plus son histoire. Que tu savais ce qu'elle faisait, ce qu'elle était. Tu croyais en ses capacités à réduire à néant l'espèce humaine, de la quelconque façon qu'il soit. Elle était si subtile, si discrète et méthodique. C'est comme si tout ce qu'elle faisait été calculée d'avance. Des années d'expérience lui avait fallu un tel résultat. Parce que tu savais qu'avec elle, on ne saurait jamais que tu en étais le responsable. Tu ne sais pas si tu aurais les couilles de le faire, le cran que pouvait avoir Anteynara, mais quoi qu'il en soit, il fallait que tu l'ai... Ne serait-ce que pour ta mère. Tu ne pouvais pas laisser ce type s'en sortir indemne. Ce n'est ni possible, ni concevable. Tu avais besoin de te retrouver face à lui, et de lui faire payer toutes les merdes qu'il a pu faire dans le passé. Toute cette histoire devait prendre fin, et cette fin était peut-être bien proche.
Quelques heures auparavant. Tu te retrouvais là. Dans cette ruelle sombre. A attendre ton énième client de la soirée. Il y avait des jours comme ça, où tout était à ta portée de main. C'était rare. Mais fallait en profiter. Ca faisait plus d'un mois que t'avais repris toute cette merde. Et quelque part, tu te sentais mieux. Tu te sentais toi. Pendant des mois, t'as essayé de changer. De changer pour quelqu'un qui n'a pas hésité une seule seconde à partir. Alors t'as décidé de retrouver ta vie d'avant. Façon, ça te manquais. T'es un gars comme ça toi, un mauvais gars. On le sait tous que t'aimes le goût du risque. Y'a pas si longtemps, t'as failli te faire prendre. Mais t'as réussi à prendre la poudre d'escampette à temps. Mais tu sais pertinemment les risques que tu encours, et qu'un jour peut-être, tu n'arriveras pas à t'échapper à temps. Cependant, ça t'importes peu. T'as retrouvé ta vie d'avant. Ton élément, c'est l'essentiel. Peut-être qu'en réalité, personne ne peut, et ne pourra jamais t'aider. Peut-être que tu as ça dans le sang et que c'est comme ça. Quoi qu'il en soit, une fois l'échange tardif effectué, tu t'apprêtais à rentrer chez toi. Il faisait encore nuit, mais d'ici une petite heure, le soleil aurait chassé la lune, pour laisser percer ses rayons dans le ciel, réveillant la ville. Ton téléphone se met alors à vibrer, et tandis que tu sillonnes les rues à bord de ta fidèle planche de skate, tu t'arrêtes net, en lisant le message d'Anteynara, t'annonçant qu'une surprise t'attends. Tu réalises qu'elle a réussi. Qu'elle a trouvé ce type. Le lieu de rendez-vous te refroidis un peu sur le coup. Te rappelant bien des mauvais souvenirs. Mais cela n'était pas comparable à ta soif de vengeance qui prend soudainement le dessus. C'est alors que tu fais demi-tour pour te rendre à l'adresse donnée.
Etrangement, quand tu te retrouves face à cette porte, tu te sens bizarre, comme si quelque chose te dérangeais. Peut-être le fait de retourner dans cet entrepôt où tu as surement vécu les pires moments de ta vie. Ta vie, c'est franchement de la merde. Des choses, t'en as vécu, des pires, comme des moins pires. Mais là, te retrouver sur ces lieux, c'était différent. Cependant, ta conscience te rappelait pourquoi tu étais là. Et sans hésiter une seconde de plus, tu frappais à la porte, pour manifester ta présence, lui faire comprendre que tu étais là, prêt à rentrer, et bondir sur ta proie tel un prédateur en chasse. Tu avais peur au fond de toi de perdre les pédales, de ne pas réussir à attendre, et te jeter violemment sur lui. Mais tu savais qu'il fallait que tu essais au maximum pour que Antey te guide. Elle serait là, quelque part, dans cette pièce. A te regarder du coin de l'oeil. Te conseiller si besoin, sur ta manière de faire, pour faire bien. Taper où ça fait mal, de la façon la plus intelligente qu'il soit. Le verrou se mit alors à faire du bruit, et la porte s'ouvrit. Tu te retrouvais alors face à elle. Tu la salues, d'un geste de la tête, sans qu'aucun son ne sorte de ta bouche. PAs à pas, tu pénètres dans l'entrepôt, où ton regard se pose alors sur ces chaînes. Et des flashs te reviennent en tête. Tu te revois pendu à ses chaînes, et là, tu vois ces marques de sang incrustées dans le sol. Evidemment que se sont les tiennes. Tu te rappelles tout ce sang que tu as perdu ce jour-là. Quand elle a glissé ses doigts dans ta plaie sur le torse. Bizarrement, rien qu'en y repensant, tu ressens une drôle de sensation au niveau de ta cicatrice. Comme si présentement, tu revivais ce moment-là. Mais la respiration et les grognements de ce sale type sur la chaise, au fond de la pièce te ramènent à la réalité. Tu fronces les sourcils, et sers les poings.
Nous y sommes.
Tu lâches d'un air désinvolte, avant de t'approcher de lui, et tourner tranquillement autour de ce dernier. Au passage, tu choppes un couteau qui se trouve sur la table, pour venir caresser la peau de cet enflure. Et là, tu meurs d'envie de l'enfoncer dans sa peau, et de le faire saigner. Mais avant ça, tu t'amuses à le faire remonter jusque sous sa gorge, où tu n'hésites à y mettre une petite pression supplémentaire, histoire qu'il sente la pointe du couteau lui piquer la peau.
T'attends quoi Van Acker ? Que l'hôpital te rappelle pour t'annoncer la mort de ta mère ?
Tu sers les dents, et ton poing libre vient gentiment saluer le bas de sa mâchoire. T'as tapé si fort que tu as pu voir sa tête se balancer vers l'arrière. La chaise manqua de chuter de part la violence de ton coup. Tu te retournes vers Anteynara, et t'approches d'elle. Son air si innocent à cet instant même te ferait presque sourire intérieurement. Comment peut-elle paraître aussi normale dans de telles circonstances. Ca t'avais déjà interpellé lorsque vous vous étiez rencontrés, mais là, c'était flagrant.
T'as été plutôt rapide.
Tu glisses à cette dernière compte tenu du fait qu'elle n'ait pas mit plus de 48h avant de mettre la main sur cet infâme personnage. Et tu ne regrettais pas de lui avoir demandé son aide, car sans elle, tu devais l'admettre, tu n'aurais peut-être pas réussi à mettre la main sur ce type aussi facilement. Là, c'est comme si on te le servait sur un plateau. Attaché à cette chaise comme il pouvait l'être, toi, tu te sentais bien plus fort que lui. Parce que tu savais que tu pourrais lui faire payer à ta manière, sans qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Et tu voulais lui faire ressentir ce sentiment d'impuissance comme il avait pu le faire ressentir à ta mère en s'en prenant à elle.
Tu crois que c'est quoi le mieux pour commencer ? demandes-tu à Anteynara.
Tout en faisant volte-face, tu te retrouves face à ce type. Quand tu le revois, tu te souviens tout ce qu'il a pu faire à Siobhän. C'est à cause de lui si elle a disparu pendant des mois et des mois, presque une année. C'est aussi à cause de lui que tu as cette cicatrice sur le torse. C'est lui qui est à l'origine de ce coup de poignard, le soir où tu as voulu aller aider Siobhän à déterrer le corps de sa petite amie. Et c'était lui qui s'en était surement prit à ton ex petite amie. Mais une chose est sûre, c'était lui qui avait envoyé ta mère à l'hôpital. Et ça, c'était impardonnable. Toucher tes proches, ce n'était pas convenable. Tu étais surement capable du pire. Etonnement, tu gardais plutôt ton self-control là. Mais jusqu'à quand y parviendrais-tu ? Ca, c'était autre chose. Parce qu'au plus profond de toi, tu ressentais cette envie de lui bondir dessus, et lui coller coup de poing sur coup de poing jusqu'à le dévisager.

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Sujet: Re: We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories. (clyde)  |  Dim 21 Mai - 0:22
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Clyde
&
Anteynara

Aaahhhh. Clyde. Au fond, en réalité, elle l'aimait bien. Disons que premièrement, sa vie ces derniers mois aurait été bien plus ennuyante s'il n'avait pas été là. Puis, au-delà de ça, il était assez drôle tout de même, sans forcément le vouloir, et parfois en le voulant, à sa façon, toujours cynique. C'était vraiment tout ce qu'il lui fallait, à Anteynara. Puis, c'était peut-être bizarre entre eux, elle trouvait tout ça plutôt simple. Pas de prises de tête ou de questionnements inutiles. Alors oui, ça avait peut-être un peu mal commencé, mais ils étaient passés au-dessus. Anteynara ne lui en voulait pas pour sa petite amie qui l'avait envoyée dans le coma... et elle ne lui en voulait pas non plus pour avoir dégueulassé son sol. Quant à lui, il n'avait pas vraiment de raison de lui en vouloir, outre le petit épisode de la torture, mais ça s'était passé il y a huit mois et il avait eu le temps de passer à autre chose. Donc, tout allait bien, ils avaient géré comme des adultes responsables, c'était super. Sans rire, elle l'aimait bien. Elle n'allait pas se risquer à l'avouer, pas de sitôt, un jour peut-être, mais c'était la vérité. Du coup, elle avait ramassé dans une rue le type qu'il voulait, et elle l'avait attaché à une chaise dans son entrepôt adoré, attendant l'arrivée de Clyde en fumant sa clope et jouant à candy crush. Lorsqu'il toqua à la porte comme un bourrin, elle se leva pour aller lui ouvrir, et leurs salutations se limitèrent à quelques hochements de tête, rien de très extravagant, le strict minimum, parce que c'était typiquement eux de toute façon. Il entra, fit quelques pas, et elle le suivit du regard un instant. Il faisait une gueule bizarre. Peut-être qu'il n'en voulait plus, de ce type, après tout... Et dans ce cas-là, elle risquait un peu de mal le prendre, s'énerver... Déjà qu'elle avait décidé de rendre service. Pourtant, il ne faisait pas demi-tour, ne disait rien, alors elle estima qu'il prenait simplement quelques minutes pour... s'imprégner des ondes de la pièce, observer la déco, tout ça. Elle ferma la porte et tourna la clé. « Au cas où une cinglée débarque pour nous descendre, sait-on jamais » elle fit avant de revenir vers lui. « T'es toujours avec au fait ? Tu lui diras merci de ma part, elle m'a évité un avortement » ajouta Antey, sourire aux lèvres. Aux dernières nouvelles, ça n'allait pas extrêmement bien entre lui et sa meuf. Sans doute qu'il ne la satisfaisait plus. Il était peut-être devenu impuissant. Enfin bref, la vie sexuelle de Clyde était sans doute très intéressante, mais ils avaient autre chose à faire. Elle arriva à son niveau, le dépassa pour retourner près de ses tables, jetant un oeil vers lui. Il avait l'air de se prendre très au sérieux et c'était vraiment drôle. Clairement, son regard s'était posé sur le gars ligoté par les soins d'Anteynara. Nous y sommes. Okaaaay, elle faillit pouffer de rire. Très au sérieux, définitivement. Gosh, elle allait bien rire. Clyde bougea, et Anteynara décida du coup d'aller faire le plein de ce dont elle aurait besoin, ce qui voulait dire qu'elle traversa la pièce pour retourner dans celle d'à côté, récupérer dans les placards quelques trucs à bouffer. Elle entendit le mec dire quelque chose, et sa phrase fut suivie d'un bruit assez violent. Elle espérait quand même que Clyde ne l'avait pas tué, pas déjà, ... tout ça pour ça, ce serait dommage. Mais bon, vu son talent pour l'échec, ce serait à peine étonnant. Elle revint dans la pièce, bras chargés de paquets, un chamallow entre les dents, et constata que l'autre était toujours en vie. T'as été plutôt rapide. dit-il en revenant vers elle, qui traversait pour aller poser son chargement sur l'une des tables. Elle ne savait pas s'il faisait référence à la capture du type, ou à sa courte expédition pour ramener de la bouffe, mais dans tous les cas... « C'est un métier » elle marmonna autour de son chamallow. Elle prit soin d'étaler les paquets de chips, bonbons, et autres, les éparpillant sur la table, entre les instruments, comme si elle préparait un goûter d'anniversaire. Elle ne savait pas exactement ce qu'avait prévu Clyde, s'il allait vouloir un coup de main ou si son taf à elle était fini et elle n'avait qu'à rester assise à regarder. Elle allait probablement finir par se faire chier si c'était ça, en plus de désespérer en voyant le manque de talent et de technique que possédait Clyde. Comme un pâtissier observant une ménagère essayer de faire une tarte. Tu crois que c'est quoi le mieux pour commencer ? il dit alors et elle releva vers lui la tête. Elle haussa les épaules, sans même réfléchir à sa question, en fait. Il n'y avait pas vraiment d'ordre de toute façon, le mieux c'était d'y aller au feeling, puis il ne devait pas avoir l'habitude de tout ça... Elle s'imaginait qu'il avait une certaine naïveté, aussi dingue que ça puisse paraître, dans le genre à ne pas avoir la moindre idée de comment utiliser les deux tiers des objets exposés sur les tables. « Baaaaah. T'as des questions à lui poser ou bien c'est juste pour le fun ? » elle demanda en jouant avec une pince et picorant dans le paquet de chips. C'était déjà quelque chose à déterminer dès maintenant, de façon à ce qu'il agisse en conséquence, parce que dans ces deux cas de figure la façon de procéder n'était pas la même. Disons que ça demandait une organisation différente. « Sinon... tu peux lui arracher les ongles ou les dents, ça nique bien » elle suggéra, observant par réflexe le bout de ses doigts, ses ongles qui repoussaient sagement depuis l'incident. « Avec ces trucs-là » fit-elle en désignant quelques pinces posées sur la table. « Pis sinon j'ai tout ce qu'il faut, t'as le choix, fin... tu sais » ajouta-t-elle avec un sourire en coin, son "tu sais" sonnant plutôt comme un "tu te souviens". Et vu les mois de drama qu'il avait réussi à développer après ce qui s'était passé, elle se disait qu'il devait se souvenir, effectivement. Non, parce que tout de même, il était devenu une larve, un truc rampant et encore moins capable qu'avant. Et voilà qu'il voulait subitement sauter dans la cour des grands. C'était intéressant et assez drôle, raison pour laquelle Anteynara était là, avec un goûter tout prêt. « Sers-toi à bouffer si tu veux, j'peux faire du café, et y'a des clopes là-dedans » elle proposa, montrant d'un coup de tête son sac posé que la table dans lequel elle avait plusieurs paquets de cigarettes. Le paquet de M&M's dans sa main, grignotant sagement, elle le tendit un peu vers lui. « Tu veux ? » elle l'invita à se servir, un sourire en coin sur le visage, faisant clairement référence à la dernière fois où ils avaient été tous les deux dans cette pièce. Lui suspendu à ces chaînes, secoué par des décharges électriques, couvert de sang et épuisé. Elle, installée à côté de l'appareil qui était la source de ses douleurs, grignotant ses M&M's en toute innocence.

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Sujet: Re: We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories. (clyde)  |  Dim 18 Juin - 19:06


       

         
We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories.

Rien dans ce monde n'arrive par hasard.
Anteynara & Clyde
Cette adresse indiquée dans ce message. Tu savais où est-ce que c'était. Tu y étais pourtant allé qu'une fois. Et encore, tu n'avais même pas eu le temps de voir le chemin, puisqu'à ce moment là, tu étais complètement inconscient. Quand tu t'étais réveillé, que tu étais sorti de cet état second, tu t'étais retrouvé là, au beau milieu de cet entrepôt où tu avais passé les plus longues heures de toute ta vie. Où Anteynara n'avait pas hésité à faire de toi son souffre-douleur. A te faire du mal comme jamais. Te détruire, aussi bien mentalement, que physiquement. Et tu t'en souviens encore comme si c'était hier, bien que huit mois ce soient écoulés entre le moment où tu t'es réveillé dans cet entrepôt et maintenant. Etrangement, ça te faisais bizarre de t'y rendre. Mais tu savais que c'était uniquement là où Anteynara exerçait son métier. D'ailleurs, cela t'étonnais qu'elle te fasse venir dans cet entrepôt. Qu'elle te fasse de cette adresse une offrande. Comme si quelque part, elle avait confiance en toi. En même temps, tu n'irais jamais te frotter à Anteynara. Bien que tu sois un homme, cette fille était redoutable. Elle savait manier les armes bien mieux que toi. Elle savait quoi faire, comment faire, comment s'y prendre pour taper où il fallait. Un endroit où la personne aurait suffisamment mal pour souffrir sans pour autant l'achever d'un coup d'un seul. Tu avais appris à connaître cette fille. En apprendre plus sur son histoire, pour la comprendre. Comprendre pourquoi elle en était venue à réduire l'espèce humaine. Quelque part, Anteynara avait un bon fond. Il fallait juste creuser, creuser, et creuser encore pour percer cette carapace en béton armé. Un peu comme toi finalement. Tu pouvais être un mec bien, seulement, tu t'étais formé une carapace qui faisait que tu ne montrais que le plus mauvais de toi. Et c'était bien dommage. D'ailleurs, tu n'aurais jamais pensé que Anteynara puisse t'aider de la sorte, et pourtant, elle l'avait fait. Elle t'avait trouvé ce type, et avait fait en sorte de le ligoter sur une chaise pour que tu puisses en faire ce que tu en veux. Tu lui devais beaucoup à cette fille. Indépendamment de ce qu'elle venait de faire, quelques mois auparavant, elle avait été capable de te sauver la vie. Après avoir voulu t'achever, elle t'avait sauvé d'une morte certaine. Alors, intérieurement, tu savais que tu lui revaudrais ça, et que si un jour, elle venait à avoir besoin de toi pour une quelconque raison, alors, tu répondrais présent. Parce que t'étais comme ça toi. T'étais droit, malgré tous les défauts que tu pouvais avoir.
Ainsi, te retrouver face à cet homme faisait ressortir en toi toute la colère, et toute la haine que tu pouvais avoir à son égard. T'avais attendu ça depuis si longtemps, de te retrouver face à lui, et de pouvoir te venger. Et aujourd'hui, Anteynara t'offrais la possibilité de pouvoir le faire. De pouvoir lui briser les os, le ruer de coup, le torturer comme il avait pu torturer mentalement Siobhän, ou encore blesser ta mère comme il l'avait fait. Ca, ça avait été le coup de grâce. Peut-être que s'il n'avait pas touché ta mère, tu lui aurais laissé la vie sauve, mais là, ce n'était pas possible. Il y avait des priorité dans la vie, et malgré tout ce que vous avez pu traverser ta mère et toi, il n'en demeure pas moins qu'elle faisait partie de tes priorités. Et que tu sais pertinemment que si elle y avait laissé sa vie, tu t'en serais voulu toute ta vie, sachant pertinemment que cela était de ta faute. Alors, tu rentres à l'intérieur, pour le voir, à quelques mètres de toi, ligoter à une chaise, n'ayant aucune chance de pouvoir s'échapper. La jeune femme fermait à clés derrière vous. Rien d'étonnant. Elle devait surement fermer à chaque fois pour que personne ne la surprenne. Tu ressentais une drôle de sensation au creux de ton estomac face à cet acte. Comme si tu te retrouvais piégé toi aussi dans cet entrepôt. Mais ce n'était pas possible. Pas cette fois-ci. Elle se permit toutefois de te lancer une remarque face à votre première entrevue. Tu fus d'ailleurs surpris par ce qu'elle te dit par la suite. Savannah était responsable de la perte du bébé de Anteynara. Anteynara enceinte ? Wah. Etant donné son métier, et son air volage, tu avais du mal à l'imaginer enceinte, maman. Tu lui diras toi-même. Elle s'est barrée. Tu hausses les épaules. Ca voulait tout dire. Que vous deux, c'était bel et bien terminé. La fin de votre histoire avait sonné au moment même où elle avait quitté l'appartement pour monter dans cet avion en direction de la grande pomme. Seule Joe était au courant. Déjà parce que tu n'étais pas du genre à parler de toi, et ce dans n'importe quelles circonstances, et en plus de cela, si cette dernière était au courant, c'était uniquement parce qu'elle t'avait lancé une remarque à propos de ça. Et maintenant, c'était au tour d'Anteynara d'être au courant. La connaissant, elle te ferait sans doute une remarque comme quoi Savannah avait eu toutes les raisons du monde de te fuir. Mais t'en avais conscience alors bon. Et puis, en soit, tu n'étais pas venu là pour parler de tout ça. Vous aviez autre chose à faire.
Tu t'approchais de lui, à moitié dans les vapes, comme s'il venait de se réveiller, quelques minutes avant ton arrivée ici. Ta soif de vengeance prenait de plus en plus d'ampleur. Tu serrais la mâchoire, pour essayer de te retenir, de faire durer la chose. T'étais pas vraiment doué en la matière. Toi, t'étais plutôt le genre de mec à pas se poser de questions, et frapper directement. Mais là, aujourd'hui, face à cet homme, tu avais envie de prendre ton temps, de le faire mourir à petit feu. Tu ne savais pas exactement ce que tu lui ferais, mais avec tous ces outils et ustensiles dispersés dans toute la pièce, tu trouverais bien de quoi faire. Et puis, tu te souvenais de la manière dont Anteynara avait procédé avec toi, de plus, elle était là, présente, dans cette pièce, prête à t'aider si tu avais besoin d'elle. Cependant, alors qu'elle s'absentait, le peu de discussion que vous aviez eu ce type et toi lui avait valu un joli poing dans le visage, histoire de lui refaire la façade. C'est alors qu'un mollard de sang s'échappait de sa bouche pour venir s'étaler sur le sol, à quelques mètres de tes pieds. Intérieurement, ça te plais, extérieurement, tu ne laisses rien paraître. Tu gardes ce visage fermé, ces traits froncés. Et tu tournes les talons, le laissant saigner de la bouche pour retourner près de Anteynara qui a été faire le ravitaillement. Actuellement, t'as aucunement envie de manger, tout ce que tu veux, c'est passer à l'action, le voir se tordre de douleur comme tu l'as eu été la dernière fois que tu es venu dans cet entrepôt. Ainsi, tu demandes conseil à Anteynara. Elle s'y connaît bien mieux que toi. Elle doit te trouver con. T'es un mec, et tu sais même pas comment t'y prendre. Mais en même temps, t'es plutôt le genre de mec qui va au front, et qui tape de ses propres mains. Utiliser toute cette artillerie ne t'es encore jamais arrivé. Et pourtant, ce soir, tu savais qu'il fallait que tu le fasses. Que tu les utilises. Que tu te souviennes de la façon dont Anteynara avait procédé avec toi, pour t'en servir sur cet homme. Ce monstre qui avait osé toucher celle qui t'avais mis au monde. Car même si vos relations n'étaient plus ce qu'elles avaient pu être lorsque tu n'étais encore qu'un enfant, il n'en demeure pas moins qu'elle restait ta mère. Malgré tout, tu l'aimais. Même si tu ne le disais pas, intérieurement, il est évident que cette situation te faisais du mal. Tu t'en voulais, mais tu ne pouvais pas faire autrement, parce que c'était dans ta nature d'être comme ça. De t'auto-détruire, et tu ne lui en voulais pas de réagir comme ça, mais toi, tu t'en voulais. Parce que tu ne te détruis pas seulement en agissant ainsi, tu détruis aussi ton entourage à petit feu. Ta vie était vouée à être un échec total, et le pire dans tout ça, c'est que tu en avais conscience, mais rien n'y faisait, tu n'étais pas en mesure de changer, parce que tu n'en étais pas capable. Enfin, très vite, ton regard se posait sur cet homme et te sortais de tes pensées. Il était temps. C'était l'heure. L'heure de pouvoir le détruire à son tour. En te souvenant de tout ce qu'il avait pu faire dans le passé, ton envie de le massacrer augmentait d'avantage. Alors, tu attrapais une tenaille, que tu examinais. Les lames étaient parfaitement aiguisée. Ton pouce vint si frotter pour sentir la lame bien taillée. Tu tournais les talons pour t'approcher de lui, ayant discrètement glissé un taser dans la poche arrière de ton pantalon. Il était temps de passer à l'action. Ainsi, tu attrapais sa main, avec un visage sans expression, comme si savais si bien le faire. Fermé, complètement fermé. Ne laissant rien paraître. Et tu attrapais le petit doigt de sa main, juste celui se trouvant à l'extrémité, et là, tu glissais sa première phalange entre les lames de la tenaille, et tu n'attendais pas plus longtemps pour presser d'un coup sec afin de laisser sa première phalange tomber au sol, laissant ainsi son doigt pisser le sang. Intérieurement, c'était jouissif de pouvoir enfin avoir ta revanche. Il fut un temps où c'est toi qui a subi tout ça, aujourd'hui c'était lui. Tandis qu'il hurlait, t'insultant de mec complètement déséquilibré, tu sortais le taser, et lui donnais un coup de décharge histoire de le calmer un peu. Sans doute les cinq secondes les plus longues de toute sa vie. Tu le voyais sur cette chaise, paralysé, tétanisé, te suppliant déjà d'arrêter. Mais maintenant que tu avais commencé, tu ne comptais plus t'arrêter. Tu te retournais vers Anteynara, toujours sans expression, et allais déposer le taser sur la table, tandis que tu passais un coup d'eau sur les tenailles afin d'enlever le sang qui s'y trouvait. La désinfection de cet outil viendrait plus tard. Pendant que l'autre souffrait, toi, tu t'attrapais une cigarette, et proposais le paquet en direction d'Anteynara pour qu'elle en prenne une si elle le souhaitait. Tu jetais ensuite le paquet sur la petite table à côté des M&Ms & tu allumais ta clope. Le second round ne tarderait pas à arriver, mais pour le moment, tu appréciais de le voir se décomposer face à sa première phalange de tombée. Pauvre con, lâchais-tu en recrachant un nuage de fumée de ta bouche. Si tu veux t'amusais, vas-y. Tu lui dis d'un ton désinvolte. Oui, tu avais envie de te venger, mais tant qu'il souffrait, même si ce n'était pas toi, c'était tout comme. De plus, Anteynara avait de la technique, elle savait bien s'y prendre, tu en avais payé les frais.

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CIUDAD JUÁREZ
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Sujet: Re: We're back in the room where it all started, haunted with oh so sweet memories. (clyde)  |  Lun 19 Juin - 1:33
we're back in the room
where it all started,
haunted with oh so
sweet memories.

Clyde
&
Anteynara

Qu'est-ce qu'elle s'amusait. Déjà, il fallait dire qu'avoir attrapé ce gars pour Clyde, ça lui avait fait du bien. Comme quoi, quelques bonnes actions parfois, ça permettait de se relaxer. Elle n'était pas du genre à mettre des étiquettes sur les relations qu'elle avait, alors définir le lien qu'elle avait avec ce mec allait être compliqué, mais en tous cas, elle savait que c'était assez nuancé. Ca n'avait pas très bien commencé, surtout pour lui il faut le dire, mais l'évolution avait été intéressante, entre les envies de meurtre et les sauvetages in extremis. A croire que le destin s'était fait un petit kiff. Antey devait tout de même s'avouer qu'elle n'avait pas été très cohérente elle-même, à vouloir se rendre chez lui pour le finir, et finalement choisir de lui sauver la vie parce que cet imbécile avait réussi à s'ouvrir les veines. Peut-être que la leçon à tirer de tout ça c'était de ne plus laisser sa colère et d'autres sentiments inutiles dicter ses actes. Ou ne plus mêler ses affaires personnelles  son travail, un métier très sérieux qui méritait mieux que ses boulots bâclés provoqués par des merdes qui la concernaient personnellement. Elle n'avait jamais eu la moindre emmerde lorsqu'elle se contentait de faire son travail. Mais bon, en réalité, Clyde était plutôt amusant comme mec. Il avait un côté très Edgar Allan Poe qui plaisait bien à Antey. Peut-être qu'il passait ses nuits à écrire des poèmes morbides en parlant à son corbeau de compagnie et en se droguant plus que de raison. Peut-être qu'il trempait sa plume dans son propre sang. Parce que oui, évidemment, il écrivait à la plume. Certainement. Peut-être aussi qu'il dormait dans un cercueil. Ce serait une question à poser, éventuellement, un jour. Enfin bref. Il était de compagnie tout à fait charmante. Anteynara avait peut-être une façon étrange de choisir ses amis, et quiconque qui chercherait à trouver un sens dans ses choix se trouverait perturbé. La cohérence n'était pas vraiment là. Entre Arielle, qui était pratiquement une fille respectable, Noah qui outre ses tendances de petit criminel était l'archétype de l'Homme Hétérosexuel de Classe Moyenne Supérieure, son ex (paix à son âme) qui lui par contre était un vrai riche et un vrai criminel, son frère et sa soeur qui étaient sympathiques mais sans être exceptionnels, et... Clyde, qu'elle ne connaissait pas vraiment dans son intimité, mais à qui elle trouvait tout un tas de qualités et d'aspects intéressants. C'était la curiosité sans aucun doute qui faisait tout ça et qui la rendait si gentille à son égard. Mais bon, elle était gentille, c'était l'essentiel, pas vrai ? Elle connaissait assez bien Clyde en fait, mais d'une façon particulière. Parce que clairement, voir quelqu'un dans le moment où il est le plus faible et vulnérable, c'est le moyen de réellement rencontrer la personne en question. Et ça avait été le cas avec Clyde. Les heures qu'ils passèrent ensemble dans ce même hangar avaient créé un lien entre eux deux. Mais maintenant, il y avait tout un tas d'autres choses à apprendre à son sujet, et peut-être bien que lui rendre service aujourd'hui permettrait à Antey d'en apprendre un peu sur lui. Une fois qu'il fut arrivé, elle ne put s'empêcher de lancer quelques piques, dont une sur sa petite amie. Ex, en fait... Tu lui diras toi-même. Elle s'est barrée. Anteynara ne répondit pas immédiatement, seulement en faisant une tête qui voulait vaguement dire "fallait s'y attendre". Tout un tas de réponses possibles lui venait, et pendant une seconde ou deux elle pensa même ne rien dire tout simplement, comme une personne sensible. Clairement, l'idée ne persista pas bien longtemps, écrasée par tout un tas de réflexions selon lesquelles Savannah avait eu bien raison de fuir tant qu'il en était encore temps. Et au final, rien de tout ça ne franchit la barrière de ses lèvres. Elle lui avait déjà fait comprendre par le passé qu'une fille comme elle méritait mieux qu'un type comme lui. « Ah. Mais tu trouveras mieux. T'sais, je l'ai toujours trouvée un peu violente » elle lui sortit, pensive. Après ça, elle le laissa s'avancer vers le petit présent qu'elle lui avait laissé. Un merci aurait été sympa de sa part, mais bon, peut-être que ça viendrait plus tard, et sous forme d'actes. Là, ce serait vraiment intéressant, d'ailleurs. Le mec dans la chaise n'avait pas l'air très solide, et à le regarder comme ça, son espérance de vie d'après Antey était assez faible. Elle serait rentrée chez elle d'ici ce soir, très certainement. De toute façon, elle était plutôt là pour surveiller les locaux, Clyde pourrait faire ce qu'il voudrait du type, elle s'en fichait royalement. Elle s'absenta un peu pour aller chercher de la bouffe et des clopes, et revint s'installer près d'eux. Quand il demanda des conseils, elle ne put pas vraiment lui fournir une réponse précise. Après tout, ça dépendait complètement. Et malgré ce qu'il pouvait s'imaginer, torturer quelqu'un n'était pas un jeu barbare dans le but de faire le truc le plus dégueulasse possible. Il y avait des techniques particulières, parfois difficiles à maîtriser, et Anteynara était très fière personnellement de ses propres capacités. Raison pour laquelle elle risquait d'un peu mal le prendre si Clyde se mettait à faire n'importe quoi et que le type se vidait de son sang en moins de dix minutes. Tout ça pour ça. Au final, il opta pour une jolie pince. Et un taser dans sa poche. Ok. Là où elle risquait de rire, c'était évidemment s'il parvenait à se taser lui-même par accident. Elle le suivit du regard, curieuse, le vit glisser les lames autour du doigt de l'autre gars. C'était vraiment intéressant à regarder, et elle en apprenait encore plus sur Clyde, ce qui lui permettrait d'enrichir son analyse complète de sa personne. Il tenait plutôt la route dans ce rôle là, et ça, ça plaisait à Antey. Il ne jouait pas au mec puissant, chose qui l'aurait saoulée sur l'instant, non, il faisait ça avec calme, précision, et sans se laisser embarquer dans des conneries. Avec un peu d'humilité aussi. Comme il fallait. Il avait presque du potentiel. L'espace d'un instant, elle se demanda si cette curiosité qu'elle avait depuis le début n'était pas une façon de masquer le fait qu'elle voyait en lui un apprenti potentiel. Mais bon, elle ne savait vraiment pas s'il avait les couilles pour. Il était surement trop fragile, trop proche du précipice, pas assez stable psychologiquement. Son métier était une profession très sérieuse et il ne convenait absolument pas aux cas psychiatriques et autres mentalement instables. Le doigt tomba, le type hurla, et suivit l'électricité. Pour le coup, Antey aurait peut-être attendu un peu, laissé le choc initial retomber pour que celui du taser soit encore pire. Mais ce n'était pas trop mal, qu'elle se dit en hochant un peu la tête. Clyde revenait vers la table pour passer l'instrument sous l'eau et tout reposer avec le reste. Il prit une clope et Anteynara en fit de même avec le paquet qu'il lui tendait, puis elle s'alluma sa cigarette. Si tu veux t'amusais, vas-y. il lança soudain. Elle se demandait bien ce qui avait pu le pousser à ça. Il en avait déjà assez ? Il s'était dégoûté lui-même ? Ca n'en avait pas l'air pourtant. Elle était un peu surprise, mais elle ne le laissa pas paraître, se contenta de regarder un peu Clyde avec un sourire en coin discret. Elle fuma sa clope sans rien dire, prenant son temps à chaque fois qu'elle tirait et recrachait la fumée. Puis elle écrasa le tiers de cigarette qui restait dans le cendrier qu'elle avait à côté d'elle. « C'est pas trop le genre de truc qui m'amuse » elle fit avec un haussement d'épaule en lâchant son mégot et se levant. Sa main glissa sur la table pour attraper un petit couteau dont la lame était courte mais tranchante et pointue. Elle alla vers Clyde, qui n'était pas loin du type attaché, et elle glissa l'arme dans la main du jeune homme, gardant cependant sa propre main autour de la sienne. Cette nouvelle proximité entre eux était peut-être inattendue, puisque leurs deux corps étaient collés et que son visage n'était pas loin de celui de Clyde, comme pour lui chuchoter les instructions et ne jamais perdre le lien entre son regard et celui du jeune homme. Elle descendit leurs mains tenant le couteau vers la cuisse droite du mec, mais ce fut le bout du doigt d'Antey qui toucha la cuisse en premier. « Dans le corps humain, y'a des endroits précis, des points où la douleur est vraiment insupportable » elle commença à expliquer doucement en regardant Clyde dans les yeux et murmurant directement dans son oreille, tout en glissant son doigt très précisément pour s'arrêter à un endroit défini. Et là, elle exerça une légère pression sur la main de Clyde de façon à faire glisser le couteau le long son propre doigt, jusqu'à la cuisse du type, et poussa sur la main de Clyde toujours pour l'aider à enfoncer doucement la lame dans la chair. « Tu évites l'artère, et... » elle précisa avec un petit sourire en changeant doucement la trajectoire pour ne pas provoquer de drame, et le moment où le point dont elle parlait fut atteint arriva, annoncé par les hurlements du mec ligoté, et son corps qui se tordait et se tendait. « Le corps humain est plutôt bien foutu. Pour faire ce taf, faut l'connaître intimement. Savoir comment il fonctionne, comment le casser et comment le réparer... » Elle poursuivit, appuyant un peu sur le couteau pour faire souffrir à nouveau leur victime. Elle faisait vaguement allusion a sa propre expérience, à son talent pour la destruction que Clyde connaissait bien, mais aussi ses capacités pour prendre soin de blessures diverses, ce qu'il avait pu voir de ses yeux également. Puis, doucement, elle tira sur l'arme et la libéra de la cuisse ensanglantée, se coupant un peu le doigt par accident car son regard était dirigé vers Clyde. « Etre familier avec la douleur aussi. C'est comme ça qu'on devient vraiment bon. Avoir été des deux côtés du couteau » elle ajouta encore avant de se redresser totalement et de lui adresser un petit sourire et un haussement de sourcil, puis elle s'éloigna. C'était clair que ça voulait dire beaucoup de choses, parce que dès le début, dans cet entrepôt, elle avait eu l'audace de lui dire qu'elle lui rendait service en lui apprenant la douleur. Peut-être que ça devenait plus clair pour lui maintenant. Beaucoup de choses aussi parce qu'il ne fallait pas être devin pour savoir de quoi elle parlait en évoquant le fait d'avoir été des deux côtés de la lame. Clyde y avait été. Elle aussi, d'ailleurs. D'un air absent, elle remonta son doigt au niveau de son visage pour inspecter sa coupure, appuya un peu dessus pour voir le sang perler et foutre nerveusement le bout de peau dans sa bouche et sucer la goutte de sang. Puis elle retourna près de la table, saisit une serviette pour s'essuyer rapidement les mains, et replonger la droite dans le paquet de M&M's.

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