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 things we lost in the fire // aloysia


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CIUDAD JUÁREZ
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Sujet: things we lost in the fire // aloysia  |  Dim 4 Juin - 23:22


Aloysia & Bellamy
we were born with nothing, and we sure as hell have nothing now
Aujourd’hui, et comme presque tous les jours en cette saison, il faisait extrêmement beau à Miami. Le ciel était bleu, le soleil frappait sans aucun nuage pour en atténuer les effets. Malheureusement, je n’avais pas l’intention de rester à glander chez moi, avec ma famille, histoire de profiter de ce temps. Bien au contraire. Le travail n’attendait pas, et depuis que j’avais décidé de mettre mes études en pause, je travaillais davantage. J’avais plus de temps, dirons-nous, et… quelques ambitions, aussi. J’avais eu des soucis « professionnels » - si l’on considérait évidemment qu’être trafiquant était une profession - l’année dernière, en raison de mes innombrables soucis personnels. J’avais un peu délaissé mes activés à cause de mes soucis avec Hannah. J’avais tout essayé pour tenter de m’éloigner de ce milieu, de m’en tirer, tout cela afin d’être en mesure de lui offrir une protection, un foyer sûr… Une seule chose était certaine, j’avais complètement échoué. J’étais revenu à mes affaires, désormais, parce que l’argent manquait quelque peu chez moi, mais également parce que j’en avais besoin, que le danger de ce métier était ma came, et que je voulais m’y plonger pour oublier que Miami n’était plus la même maintenant que j’étais seul. Je devais aussi faire mes preuves, de nouveau, montrer à mes collègues que malgré mes soucis de l’an passé, j’étais toujours dans le coup et capable de fournir un travail aussi qualitatif. Aussi m’étais-je levé assez tôt, ce jour-là. Je devais rencontrer à dix heures un type, que je ne connaissais pas du tout d’ailleurs, à l’autre bout de la ville. Je m’étais habillé rapidement, un jean noir, un tee-shirt gris et ma veste en cuir ; j’avais attrapé mon sac à dos et j’étais sorti.

Le temps, magnifique, m’avait poussé à faire un détour par le parc. En ces jours ensoleillés, il offrait de splendide paysage. Fut un temps où j’aimais bien m’y installer, avec une certaine brune… Je n’y étais pas revenu depuis mon départ de Miami, il y a six mois. Ma gorge se serra presque, alors que je jetais un regard autour de moi. C’était comme si chacun de ses endroits me rappelait un souvenir avec elle. Je me frottai les yeux, et tâchai de reprendre ma marche. Je n’étais pas venu ici pour rouvrir la plaie que je tentais tant bien que mal de tenir fermée. Je marchais d’un rythme un peu plus soutenu quand une jeune femme croisa mon chemin. Elle allait dans la direction opposée. Je la suivis du regard, dès que je la vis, de loin. Elle m’était familière. J’étais persuadée de connaître cette fille - mais d’où ? J’étais bien incapable de dire comment elle s’appelait. Pendant un instant, je crus que c’était une fille que j’avais… avec qui j’avais éventuellement partagé « quelques moments », dirons-nous. Mais non, ça ne me semblait pas vraiment être le cas. Ou peut-être avais-je la mémoire courte… Je n’en savais rien, mais j’étais persuadé de la connaître. La jeune blonde finit par remarquer que je la fixais, et je me rendis compte que je devais avoir l’air bizarre. « Excusez-moi » commençai-je par m’excuser platement. « En fait, j'ai l'impression que l'on se connaît, mais je sais pas d'où » Je fronçai les sourcils. Impossible de me rappeler d’où, mais j’étais persuadé de l’avoir croisé, ou fréquenté, quelque part, il y a quelque temps.
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CASABLANCA
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Sujet: Re: things we lost in the fire // aloysia  |  Lun 5 Juin - 10:28





Bellamy & Aloysia

Things we lost in the fire

Aujourd'hui, le beau temps était au rendez-vous. Une petite balade avec Anastasia s'imposait. De toute façon, je n'avais rien d'autre à faire. J'avais arrêté les entrainements il y a presque deux mois lorsque... lorsque tout cela s'était produit. Je n'arrêtais pas d'y penser d'ailleurs. C'était comme un film qui passait en boucle dans ma tête, mais un film qu'on ne voudrait jamais revoir. Seulement effacé ces images m'était impossible. Je n'avais pas porté plainte et même si je l'avais fait, cela n'aurait servis à rien. C'était ma parole contre la sienne et la sienne était probablement plus puissante que la mienne.  Puis cela n'aurait fait que détruire la carrière que je reconstruisais peu à peu avec mon nouveau partenaire. J'avais d'ailleurs dû mentir à ce dernier pour ne pas qu'il s’inquiète de mes absences aux entraînements. Une jambe cassée... Il appelé tous les jours pour prendre de mes nouvelles et cela me désolait encore plus de devoir lui mentir...

Quoi qu'il en soit, j'avais encore une journée de libre à ne rien faire alors autant en profiter avec Anastasia. Elle grandissait à une vitesse folle et je voulais profiter de chaque moment passé avec elle. Hier, elle avait fait ses premiers pas et comme toute maman, j'en avais été très fière! J'avais prévenu Blake par un sms accompagné d'une photo, mais encore une fois je n'eus qu'une réponse brève... Me faire à l'idée que Blake et moi, c'était terminé, j'y étais arrivée mais me faire à l'idée qu'Anastasia grandirait sans la présence active de son père, j'y avais plus de mal. Le hockey n'avait été qu'une simple excuse pour prendre la fuite. C'était son monde de fonctionnement, je le savais, mais naïve comme j'étais, j'avais toujours espoir!

J'avais donc habillé Anastasia et nous nous étions dirigé en poussette au parc. Il n'y avait pas grand monde et c'était plutôt normal. Il était encore tôt pour une balade. Sur mon chemin, je croisai un jeune homme. Peut-être un peu plus jeune que moi, je n'en savais rien. J'avais l'impression qu'il me fixait. En même temps, en ce moment, tout homme que je croisais, me donnait l'impression de m'observer. Impression absurde en général, mais pas cette fois. Son air, me disait vaguement quelque chose mais sans plus. Il s'excusa alors et m'expliqua la raison de son regard insistant. "Euh je ne sais pas..." J'avais beau réfléhir, ça ne revenait pas. Puis il fit un mouvement de tête qui provoqua en moi un flash. La banque, ou plutôt le braquage de la banque, il y'a quasi deux ans de cela. "Oh si! On s'est retrouvé dans la même banque qui s'est fait braquer il y a deux ans!" affirmais-je. Maintenant, je me devais de remettre un nom sur son visage. Là s'était bien plus compliqué! "Par contre je suis désolée. Je ne me souviens plus de votre nom..."


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CIUDAD JUÁREZ
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Sujet: Re: things we lost in the fire // aloysia  |  Mar 6 Juin - 21:52


Aloysia & Bellamy
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C’était agaçant, et limite perturbant, de me retrouver face à cette fille sans pourtant savoir d’où je la connaissais. Mais je la connaissais, je ne me trompai pas - son visage m’était incroyablement familier. Pour une raison que j’ignorais, elle m’avait marqué. J’avais l’impression… j’avais l’impression que nous n’avions jamais été amis, ou particulièrement familier, mais que nous avions vécu de fort ensemble. Pourtant, j’étais complètement incapable de la remettre quelque part dans ma vie, et c’était extrêmement désagréable. Me rendant compte que j’étais en train de la fixer et qu’elle devait me trouver très louche, je m’excusai platement. À sa place, j’aurais sûrement pris mes jambes à mon cou si un type m’avait dévisagé de telle sorte, surtout vu mon allure… Je ne supportai plus de me regarder dans la glace, en ce moment. J’avais jamais aimé, de toute façon, mais c’était encore pire ces temps-ci. Je fuyais les miroirs, parce que je fuyais mon reflet, et je fuyais mon reflet car je ne me supportais pas. Je ne supportais plus la vue de mon corps toujours plus maigre, de ces yeux cernés par le manque de fatigue, de mon visage blafard… Les signes avant coureur de la période de manque, je le sentais. J’avais repris… disons que j’étais retombé dans mes vieux démons pendant mon séjour de quelques mois au Mexique, et j’avais arrêté en revenant ici, à Miami. Mon corps n’allait plus tenir longtemps sans sa dose, je le sentais, et c’était désagréable au plus haut point.

Pourtant, la jeune femme n’eut pas l’air de vouloir s’en aller. Au contraire, elle resta et sembla me scruter. "Euh je ne sais pas..." réfléchit-elle. Ça devenait de plus en plus étrange, si elle non plus ne savait pas d’où je sortais… J’eus pendant quelques instants peur que l’état de manque n’ait déjà commencé et que je sois en pleine hallucination. Mais mon doute s’effaça rapidement. "Oh si! On s'est retrouvé dans la même banque qui s'est fait braquer il y a deux ans!" Mais oui ! Cela me revint presque instantanément en mémoire. Je me rappelais, désormais. Comment aurais-je pu oublier ? Évidemment, je n’avais pas oublié le braquage, mais je me sentais bête de ne pas avoir fait le rapprocher entre la jeune femme ici présente et celle qui s’était retrouvé à mes côtés dans la banque. La situation avait été assez angoissante pour tout le monde, même si j’avais un peu l’habitude de ce genre de situation. « Oh mais oui ! J’avais explosé mon téléphone, ce jour-là » m’exclamai-je en sortant mon téléphone de ma poche. Je ne l’avais toujours pas changé, et deux longues fissures lacéraient l’écran. Je repensais assez souvent à ce braquage, à cause de l’état de mon téléphone. "Par contre je suis désolée. Je ne me souviens plus de votre nom..." Je lui souris doucement. Au moins, elle n’avait pas prit peur. « Je crois qu’on était plus occupés par le fait de s’en sortir que d’échanger des civilités » dis-je avec un petit rire. « Je m’appelle Bellamy. Et vous…? » Baissant un peu les yeux, je remarquai qu’elle était avec une petite fille, pas très vieille, de peut-être un an et demi, ou deux ans à première vue. Mon coeur se serra un instant. Elle me faisait penser à Charlotte, évidemment. Ma fille que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois, repartie à Ciudad Juarez chez sa mère… Elle me manquait énormément. « C’est votre fille ? » dis-je doucement. La petite me regardait avec des yeux ronds. « Comment s’appelle-t-elle ? ».
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Sujet: Re: things we lost in the fire // aloysia  |  Mer 7 Juin - 11:27





Bellamy & Aloysia

Things we lost in the fire

Passer mes journées à me balader avec Anastasia était ce qui me faisait tenir. Heureusement que je l'avais! Sans elle, je serai probablement retombée en dépression. Remarque, est-ce que je n'y étais pas déjà? Je ne dormais quasiment plus, et quand j'arrivais à m'endormir, ce n'était que pour faire des cauchemars. J'avais peur tout le temps et même si j'arrivais à sortir de chez moi, ce n'était toujours pas évident pour moi de parler, notamment à un homme. D'ailleurs, cet homme qui me fixait c'était bizarre. Cependant, je devais arrêter d'être paranoïaque. Tous les hommes n'étaient pas le coach. Je devais rester calme... Et ce n'était certainement pas en vivant avec la peur au ventre que j'allais me reconstruire. Certes, j'avais besoin de temps mais aussi d'affronter mes peurs et le monde qui m'entourait!

Le jeune homme vint alors me parler et m'expliquant qu'il pensait me connaître. Sur le moment, je pensai qu'il devait confondre. Puis un flash me vint soudain à l'esprit: la banque. J'avais oublié le plus possible d'oublier ce moment de ma vie. Je ne me rappelais plus trop des détails mais je sais qu'on s'était retrouvé ensemble dans ce bordel. C'était plutôt bizarre de se retrouver par hasard autant de temps après. Enfin le plus bizarre aurait été de se retrouver dans un autre braquage de banque! Surtout que maintenant, j'évitais au maximum de m'y rendre, sauf nécessité absolue. Et je faisais en sorte qu'il n'y ait pas de nécessite absolue! "Et beh, après tout ce temps, il est robuste on peut dire!" dis-je au sujet de son téléphone. En deux ans, j'avais dû en changer au moins deux fois, si ce n'était pas trois. Il faut avouer que ce n'était pas un objet dont je prenais forcément soin. Je devais sûrement prendre plus soin de mes patins que de ça!

Même si j'arrivais à présent à me souvenir du jeune homme, son prénom m'échappait. Mais comme il le précisa, nous n'avions probablement pas dû faire cet échange. "Bellamy", joli prénom en tout cas. "Aloysia." dis-je dans un léger sourire. Le jeune homme, dont je connaissais à présent le prénom, baissa le regard vers Anastasia qui le fixait du haut de sa poussette. "Oui, c'est ma petite princesse" dis-je dans un large sourire. Comme souvent, parler d'elle pouvait tout me faire oublier et me redonner le sourire en un éclair. "Elle s'appelle Anastasia, elle a 13 mois." Moi qui avait toujours trouvé ça débile de donner l'âge d'un bambin en nombre de mois, je faisais exactement la même chose... "Tu dis bonjour Ania'?" Et instantanément, elle fit un signe de la main. Pour les mots, il faudrait repasser! J'avais eu droit une fois à un "Mama" mais ça s'était arrêté là, depuis, plus rien. En même temps, elle n'avais qu'un an. Elle aurait tout le temps de me parler (et de me saouler) en grandissant. Déjà que depuis qu'elle marchait, la maison était devenu un vrai terrain de jeu! Je devais sans arrêt la surveiller, mais ce n'était clairement pas évident en étant seule.


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Sujet: Re: things we lost in the fire // aloysia  |  Dim 11 Juin - 15:25


Aloysia & Bellamy
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Maintenant que je me souvenais qui cette fille était, je me demandais presque comment j'avais pu ne pas la reconnaître. Certes, cela faisait deux ans, mais un braquage, ça ne s'oublie pas si facilement... Je me rappelais d'ailleurs très bien de cette journée. J'avais rendez-vous avec le banquier de ma mère (parce qu'à vrai dire, ça n'était pas vraiment dans mes habitudes de me rendre à la banque, surtout parce que tout l'argent que je me faisais était de l'argent sale), car elle était malade ce jour-là et ne voulait pas annuler son rendez-vous. J'y étais allé presque en traînant les pieds, comme si j'avais eu un mauvais pressentiment. Ceci étant dit, le braquage n'avait pas été d'une grande violence. Certes, l'homme en question avait un flingue, mais qui s'étonnait encore d'en voir un ici ? Finalement, le type s'était tiré sans que personne ne soit blessé, mais je ne savais pas ce qu'il était advenu de lui. Enfin, je ne jugeais pas ce qu'il avait fait. Après tout, il n'avait fait de mal à personne, et s'était fait un peu d'argent. Qui étais-je pour juger, au fond ? C'était illégal, certes, mais j'avais appris avec le temps que généralement, la loi n'avait pas de rapport avec la morale. Enfin. Ces considérations mises à part, cela me faisait tout drôle de la croiser de nouveau. Je sortis mon téléphone, presque par instinct, qui avec ses deux fissures facilement reconnaissables, portait encore les stigmates de ce jour-là. J'avais voulu le sortir, et le braqueur l'avait envoyé valsé d'un coup de pied. "Et beh, après tout ce temps, il est robuste on peut dire!" Pour le coup, c'était plutôt vrai. Moi-même j'étais encore assez choqué qu'il tienne encore le coup. La jeune femme me demanda ensuite quel était mon nom. "Aloysia." Je lui souris poliment. « Enchanté, alors, Aloysia. C'est d'origine étrangère, non ». Je me demandais intérieurement si elle avait remarqué que je n'étais pas du coin, si elle avait entendu mon accent chantant. Je me demandais toujours si cela se voyait tant que ça que j'étais un étranger.

Je remarquai ensuite l'enfant qui se trouvait dans la poussette que transportait Aloysia. Je n'y avais pas vraiment prêté attention, au début, plus intrigué par sa mère que par l'enfant. Mon visage se figea, ou presque. L'enfant me rappelait énormément Charlotte au même âge ; certes, Charlotte était plus vieille, vu qu'elle venait de fêter son troisième anniversaire, Mais tout de même. Cela faisait deux mois que je n'avais pas vu ma fille et elle me manquait énormément. Je n'aurais jamais cru que la paternité me changerait à ce point, mais... Je supposais que tous les parents se disaient cela. Toujours fut-il que la vue de la petite fille me rappela Charlotte, et surtout son absence à mes côtés. "Elle s'appelle Anastasia, elle a 13 mois."  Je souris. Elle était encore toute fille. Je me rappelais encore parfaitement de Charlotte au même âge, même s'il me semblait que c'était hier. Pourtant, ma petite fille venait de fêter son troisième anniversaire, déjà...! "Tu dis bonjour Ania'?" La petite fille me fit un rapide signe de la main, ce qui me fit sourire encore davantage. Je n'étais pourtant pas du genre à être gaga devant les enfants, mais cette petite était adorable. « Elle est vraiment mignonne. Elle vous ressemble, en plus » C'était une parole d'ordinaire un peu convenus, mais pour le coup, c'était vrai. Ayant toujours mon téléphone dans la main, je le déverouillais et montrais le fond d'écran à Aloysia. C'était la photo la plus récente que j'avais de Charlotte, sur une balançoire dans un parc de Tijuana. « C'est la mienne. Elle s'appelle Charlotte » dis-je. Bon, ok, c'était une mauvaise habitude de parent de balancer des photos de son gosse à tout va, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. J'avais parfois du mal à croire qu'un être si pur et innocent ait pu venir de moi. « Elle n'est pas à Miami.. Enfin, c'est une longue histoire » souris-je, un peu tristement. « Profitez bien, ils grandissent tellement vite ! Charlotte a trois ans et je n'ai pas vu le temps passer. Bientôt elle viendra me demander de l'argent », plaisantai-je.
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Sujet: Re: things we lost in the fire // aloysia  |  Ven 16 Juin - 15:32





Bellamy & Aloysia

Things we lost in the fire

PLes mois s'étaient écoulés et pour être franche, j'avais presque oublié cet épisode là de ma vie. Il faut avouer que même s'il était plutôt imposant dans son genre, il pouvait paraître ridicule comparé à tout ce que j'avais pu vivre depuis. Les événement s'étaient enchaînés dans ma vie en deux ans. Clairement, la prise d'otage durant ce braquage n'était pas mon pire souvenir. Non loin de là et c'était même plutôt effrayant d'en arriver à cette conclusion. Je me présentai alors au jeune homme puisque apparemment, c'était une étape que nous avions sauté lors de notre première rencontre. "Oui, d'origine germanique mais ça s'arrête là pour le voyage. Toute ma famille est née aux états-unis!" expliquais-je. Oui, ce prénom leur avait simplement beaucoup plus. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à l'origine d'un prénom pour définir l'origine d'une personne, surtout ces temps-ci ou lors de la naissance d'un enfant, les parents se trouvaient être de plus en plus originaux! "Et vous? Bellamy ça vient de la France ou encore des Etats unis, il me semble. Mais vu votre accent, je dirais que vous ne venez d'aucun de ces deux pays!" souriais-je.

Bellamy vit alors ma fille et s'y intéressa d'un peu plus près. Anastasia était ma grande fierté et comme tout parent qui se respecte, je pouvais en parler pendant des heures. Je souris lorsqu'il affirma qu'elle me ressemblait beaucoup. C'était rare qu'on me dise. Habituellement, j'entendais beaucoup de commentaires du style "C'est le portrait craché de son père!", alors que merde, c'est quand même moi qui l'ai portée pendant 9 mois! "C'est rare qu'on me dise ça." affirmais-je. Il ne connaissait pas Blake, voilà pourquoi il devait percevoir la ressemblance.

Je n'étais pas le soeur a avoir une petite princesse. Il était papa et pour le coup, j'en étais grandement surprise. Il était jeune, plutôt très jeune et c'est vrai qu'à son style, au premier abord on ne pouvais pas parier sur une paternité de sa part. Du moins, j'aurais été incapable de le faire! Il me montra donc une photo de Charlotte qui était plus âgé qu'Anastasia. " Elle est adorable" souriais-je. Elle n'était pas sur Miami et j'en déduisis qu'elle devait probablement vivre avec sa mère et que par conséquent il ne devait pas la voir souvent. Je me sentis triste pour lui. J'avais vécu sensiblement la même chose lors des concours européens. "Mais c'est déjà le cas!" plaisantais-je alors qu'il affirmait que ma fille viendrait bientôt me demander de l'argent.


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Sujet: Re: things we lost in the fire // aloysia  |  Ven 23 Juin - 23:59


Aloysia & Bellamy
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Ma vie, ces deux dernières années, avait été tellement chargée que j'en avais presque oublié l'épisode du braquage. À vrai dire, je n'avais pas vraiment eu le temps de rester traumatisé bien longtemps. Je me rappelais que la période du braquage correspondait grosso modo au début de ma relation avec Hannah, période très tumultueuse dans ma vie - disons que j'avais eu du mal à accepter mes sentiments pour elle et elle, mon inconstance. Ce que je pouvais parfaitement comprendre, ceci étant dit. En bref, je n'avais pas eu le temps de beaucoup cogiter sur cet évènement, et ceci expliquait peut-être pourquoi j'avais eu du mal à replacer la jeune femme. Nous nous présentâmes, en bonne et due forme cette fois - parce que oui, sur le moment, à l'époque, les civilités n'avaient été notre première préoccupation. Je lui demandais quelle était ses origines, ou du moins d'où venait son prénom, Aloysia. Il me semblait ne l'avoir jamais entendu, mais peut-être était-il plus répandu aux États-Unis, où je vivais depuis seulement trois ans, qu'au Mexique. "Oui, d'origine germanique mais ça s'arrête là pour le voyage. Toute ma famille est née aux états-unis!" m'expliqua-t-elle. « J'aime beaucoup, en tout cas. C'est joli, et original en plus » souris-je. Encore une fois, c'était sincère ; j'aimais vraiment bien ce prénom que je n'avais jamais entendu. À vrai dire, je m'y connaissais assez peu en prénoms germaniques. La jeune femme remarqua assez vite que je n'étais pas d'ici, et ce malgré mon prénom qui pouvait s'avérer trompeur. "Et vous? Bellamy ça vient de la France ou encore des Etats unis, il me semble. Mais vu votre accent, je dirais que vous ne venez d'aucun de ces deux pays!" Sa remarque me fit sourire intérieurement. Je n'avais jamais pu me débarrasser de ce foutu accent ; il s'entendait d'ailleurs davantage dans mon intonation que dans la prononciation des mots en eux-mêmes, même si j'avais la fâcheuse tendance de rouler les R dès que je m'énervais. « Mes parents sont britanniques. Anglais, précisément, même si la moitié de ma famille vit au pays de Galles. Mais je suis né au Mexique, donc j'imagine que mon accent est un peu un hybride des deux ». J'étais assez fier de mes origines, même si je me sentais davantage mexicain qu'anglais. J'avais toujours considéré l'espagnol comme ma langue natale, même si ma mère s'était toujours employé à parler anglais chez nous ; avec mes soeurs, je parlais espagnol, mais avec elle, anglais. Un beau mélange parfois.

Je remarquai ensuite qu'Aloysia était accompagnée de sa fille, Anastasia, et mon coeur se pinça un peu tant elle me rappelait Charlotte au même âge. Aloysia avait de la chance d'avoir sa fille près d'elle. J'aurais beaucoup donné pour avoir la mienne constamment à mes côtés, mais je ne l'avais avec moi que quelques mois par an, et les choses allaient empirer quand elle entrerait à l'école. Sa mère tenait à ce qu'elle soit scolarisée au Mexique, en plus. Je trouvais que sa fille lui ressemblait beaucoup, en plus. "C'est rare qu'on me dise ça." C'était parfois difficile de savoir à qui un enfant ressemblait, surtout que très petit, j'avais un peu l'impression que tous les bébés avaient les mêmes traits. Mais pour le coup, la petite Anastasia avait vraiment les mêmes traits que sa mère. « Haha, on vous dit qu'elle ressemble à son père, c'est ça ? » On disait souvent que Charlotte me ressemblait, ce qui énervait toujours Adela. « C'est vrai que si j'étais une femme, ça m'agacerait de porter un gosse neuf mois et devoir accoucher pour qu'au final on me dise qu'il ressemble au père », plaisantai-je. Et puis, comme à peu près tous les parents de ce monde, je ne pus m'empêcher de montrer une photo de Charlotte à Aloysia. C'était comme ça, je la trouvais magnifique et j'en étais extrêmement fier. L'idée que cette petite chose si frêle, si innocente et si adorable puisse venir de moi me choquait toujours davantage. " Elle est adorable" J'hochai la tête. Effectivement, je la trouvais adorable. Et même objectivement, même si je doutais pouvoir l'être totalement. Quand j'étais avec Hannah, Charlotte agissait comme une grande soeur avec Carter, et elle avait longtemps pleuré quand notre relation avait prit fin et que j'avais du lui expliquer qu'elle n'allait plus revoir Carter. Je m'étais d'ailleurs senti un peu mal de devoir lui infliger cela. Je plaisantai un peu, histoire d'oublier un peu que Charlotte n'était pas avec moi, en disant que bientôt, nos filles allaient nous demander de l'argent. "Mais c'est déjà le cas!" Un petit rire m'échappa. C'était vrai que les enfants nous bouffaient notre énergie et nos sous, mais en même temps, comment leur résister ? « En vérité, je ne sais pas si j'ai hâte ou si j'ai peur qu'elle grandisse. Vous voyez ce que je veux dire ? Genre... J'ai hâte de voir quelle adulte elle va devenir, et ça m'effraie en même temps. Ça voudra dire que j'ai vieilli, aussi » souris-je. On se voyait vieillir, quand on avait des enfants. Heureusement que je l'avais eu jeune, à dix-neuf ans. « Vous devez être très fiers d'elle, vous et son père ».

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