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 Melody vs Dylan : Vengeance à Miami


 :: miami beach :: Centre-Ville. :: habitations :: ♡ Melody Marshall & Dylan Harbor

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Sujet: Melody vs Dylan : Vengeance à Miami  |  Dim 30 Juil - 16:35




Melody vs Dylan ;
Vengeance à Miami

☼  Melody Marshall  ☼
Un petit air résonne dans la chambre que j'occupe à l'hôtel, pendant qu'aux pieds du lit, Dovah joue avec une petite peluche de licorne. Je suis pas sûr de comprendre mon chien, mais bon, ce n'est pas moi qui critiquera les goûts de quelqu'un. Qu'est ce que je fais moi pendant ce temps ? Je suis allongé sur le fameux lit, cherchant le courage de faire la longue route de trois mètres jusqu'à la salle de bain. Déjà que le chemin est long, mais pour ceux qui ont déjà dormi à l'hôtel, vous savez à quel point en plus, les salles de bains ici sont géantes...

Bon quand même, finalement je met un pied devant l'autre et dénude mon corps pour ne faire qu'un avec l'eau froide. Oui, oui l'eau froide. Certaines personnes profitent de ne pas payer l'eau ici, pour pouvoir prendre toute l'eau chaude possible, mais ce n'est pas mon genre. Surtout qu'avec le soleil prévu aujourd'hui, je préfère encore me rafraîchir en avance. Mieux vaut prévenir que guérir comme le dit le dicton. Après quelques minutes sous cette cascade gelée, je prend le premier short qui passe, et comme toujours, un t shirt geek. Aujourd'hui, il a pour thème le jeu-vidéo Life is Strange, les deux héroïnes Maxine Caufield et Chloé Priceless se tenant la main au centre du vêtement. Bon, ça c'est fait. Maintenant, je dois prévoir l’objectif du jour, à savoir prendre d'assaut l'appartement de Melody et mettre en action ma vengeance. De base, quand j'étais encore à Londres, j'avais pour projet une attaque à la boule puante, mais finalement, je renonce à cette option.

Pourquoi ? Parce que c'est trop simple et elle s'y attendra. Nan, je le ferais plus tard ce coup, au meilleur moment, quand elle pensera à autre chose qu'une attaque espiègle de ma part. Je regarde un instant Dovah, mais il est encore trop tôt pour compter sur lui, et puis vu son charme naturel, elle craquerait pour elle et je ne serais pas plus avancé. Je prends la petite boule de poils dans les bras, histoire d'accrocher sa laisse au collier, puis je vais dans les couloirs de l'hôtel, direction la sortie.

Je réfléchirais sans nul doute mieux dehors qu'en me tournant les pouces. Miami est une très grande ville, tant de choses à voir, tant de choses à faire, tant de... Non je déconne, c'est pas aujourd'hui que je vais jour le touriste, demain ? Peut-être. Faudra que je pense à faire les soldes quand même. Ne pas être une fashion star ne veut pas dire que mes futurs placards doivent être vide et c'est l'occasion de faire mes premières dépenses geek en terre américaine. Bref, je m'éloigne de Melody là et de sa punition à venir pour l'abandon bref, mais non moins grave. C'est assis, à la terrasse d'un café, que j'ai une illumination en voyant un enfant et ses parents. Un peu de douceur pour une première attaque. Finalement, ce n'est pas une si mauvaise idée.

Je vais donc dans le premier magasin de jouets que je croise, y achète le nécessaire à ma vengeance, puis, regardant l'adresse de Melody, je la programme dans mon GPS. En route Dovah, sus à l'ennemi ! Je ne fais pas vraiment attention à l'heure, mais j'imagine qu'il ne doit pas être bien tard quand je fais face à l'appartement numéro huit. À l'image du Maître dans Doctor Who, je frappe quatre fois sur la porte d'entrée, puis j'attends. D'une main, je tiens un pistolet à eau, de l'eau, un petit appareil à bulle et alors que la porte s'ouvre finalement, je fais feu sur la personne face à moi, tirant des jets d'eau et déployant une armée de bulles, Dovah attendant sagement à mes pieds le moindre signe.


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Sujet: Re: Melody vs Dylan : Vengeance à Miami  |  Dim 30 Juil - 18:41

Melody vs Dylan: Vengeance à Miami


avec Dylan Harbor
E
t voilà. Pour pas changer, j'étais à la bourre. Presque un mois que j'étais installée à Miami, dans ce petit appartement du centre-ville, et que je flânais avec insouciance au gré de mes envies. Le sérieux, ça me gonflait, mais j'allais arriver à bout de mes économies alors il fallait bien me remuer un peu... Je m'étais résignée. Il était temps: je devais trouver un petit boulot. Cet appartement, même s'il n'avait pas exactement l'étoffe d'un palace, il me coûtait un bras, et de toute évidence, je ne trouverais rien dans l'audiovisuel de si tôt... Jusqu'à présent, les seules connaissances que je m'étais faites - à défaut de trouver des contacts pour satisfaire mon opportunisme inexistant - n'étaient que de braves compagnons de beuverie. Ben oui, c'étaient eux les plus marrants, alors bon... BREF. Il fallait que je me bouge les fesses, je n'avais plus tellement le choix. Rentrer bredouille et subir les sarcasmes de mon plus vieil ami, Dylan, en plus de ses "Je te l'avais dit" n'était pas une option. Il fallait que je leur prouve, à tous, que j'étais capable de me débrouiller toute seule. D'être responsable. La blague...

Il était déjà midi, je venais seulement de me réveiller puisque l'alarme de mon téléphone avait lamentablement échoué dans sa fonction principale, à savoir ME REVEILLER. J'avais la bouche pâteuse et un arrière goût de whisky persistant. J'aimais pas ça, le whisky, alors pourquoi avais-je insisté la veille? Ma tête me le faisait payer très cher du reste. Toujours sous mes draps, je passai une main fébrile sur mon front brûlant et pris un temps pour me ressaisir. Qu'est-ce qu'il faisait chaud! Pour être honnête, je commençais à me sentir bien seule... Ces connaissances qui paradaient dans ma nouvelle vie ne prenaient pas vraiment d'importance. Ils étaient de passage, partageaient mes rires et mon ivresse le temps d'une soirée, puis ils disparaissaient. Visiblement, prendre racine et s'attacher était défendu ici... Etait-ce propre à Miami? Ou aux Américains en général? C'était extrêmement facile de tisser des liens, mais très ardu de les entretenir. Je pouvais me trouver une meilleure amie au bar du coin, et la croiser le lendemain sans qu'elle me reconnaisse. Je devais avouer qu'en Angleterre, c'était tout l'inverse justement. C'était compliqué d'aborder les gens, mais une fois le lien présent, il était réel. Peut-être un caractère propre aux Européens.

Toute cette réflexion me déprimait un peu, et je détestais ça. C'était pas mon genre de pester ou de me laisser abattre. Alors je secouai la tête et me traînai douloureusement hors de mon lit jusqu'au coin cuisine, puis me saisis d'une bouteille d'eau bien fraîche dans le petit frigo et vidai son contenu d'une traite. Quelle sensation! De la pureté traversant mon gosier asséché... Une véritable source de bien-être que mon corps s'empressait d'absorber, histoire d'hydrater la momie que je devenais. Comme un zombie dévorant sa cervelle, je fermai les yeux en avalant chaque gorgée, et visualisai avec extase une cascade féerique pleine de papillons. Pfiouuu, ça faisait du bien! Sans attendre, je filai sous la douche en enjambant quelques fringues. Arf, fallait vraiment que je range ce bordel... Y'avait clairement du laisser-aller.

Le jet d'eau était revigorant, il me réveillait et me ressaisissait partiellement. Allez! Assez de faire le mollusque! MO-TI-VA-TION. Je sortis de la cabine avec hâte, et adoptai un tout autre comportement. Une attitude positive, hâtive, et décidée. Si ma tête criait "Tu n'es pas fatiguée, tu peux le faire", alors mon corps allait s'en convaincre et suivre le mouvement. Ou l'inverse. J'enroulai donc ma serviette autour de ma poitrine et allumai la radio. Un des premiers tubes de Britney Spears passait, et je me surpris à chanter comme la gamine que j'étais à l'époque... et que je persistais à rester. J'enfilai un short en jean, un débardeur gris délavé, et froissai ma tignasse dans ma serviette blanche afin de la sécher grossièrement. "HIT ME BABY ONE MOOORE TIME" chantai-je à tue-tête en faisant des mimiques exagérées. Limite si j'allais pas prendre ma brosse à cheveux et sauter sur mon lit toujours défait... Mais non. J'avais pas le temps. Fallait être ADULTE! Pouah. Je mis du baume à lèvres et un peu d'anti-cernes pour cacher la misère, dégustai une tranche de pain de mie rassie en réunissant les 10 exemplaires de mon CV périmé, puis sursautai en entendant quatre coups s'abattre sur la porte d'entrée. Waah! Ca me rappelait justement qu'il me fallait un Doliprane si je comptais survivre à cette journée. Paye ta crédibilité face aux recruteurs...

J'allai donc ouvrir à cet inconnu. Chose curieuse: personne ne connaissait mon adresse, du moins pas à ma connaissance, alors ma curiosité était à son comble. J'avais toutefois l'appréhension de me retrouver face à mon proprio. Il me semblait pourtant lui avoir confié le chèque pour le loyer du mois...? Ou peut-être pas. Hihi.

Je fronçai les sourcils en tournant la poignée, et sans rien comprendre, je sentis des jets d'eau m'asperger généreusement la figure et brouiller ma vue au passage, ayant pour seul indice un rire démoniaque étrangement familier. "AAAAAAAH" m'écriai-je avec stupeur. Est-ce qu'on m'agressait?! Assurément! Mais pas banale, l'agression! Un voisin farceur? En tout cas, c'était de l'acharnement, et la basse température de l'eau m'avait surprise, si bien que je sautillais sur place en remuant les bras pour me protéger péniblement, toujours sous le rire carnassier de mon agresseur. Profitant d'un moment d'accalmie, je me frottai les yeux et réalisai que j'étais entourée d'une pluie de bulles, comme des bulles de savon, avant de distinguer un sourire connu parmi elles. Je plissai les yeux et recrachai l'eau ingurgitée par mégarde, bien décidée à rendre la pareille à mon nouveau camarade. Lorsque je le vis, lui, et réalisai qu'il se tenait bien là, devant moi, mon coeur fit un bond dans ma poitrine, et mon sang qu'un tour. J'en étais bouche bée. EVIDEMMENT! Ca ne pouvait être que LUI!

- DYLAN!! dis-je en lui sautant dans les bras, tout juste si je l'étouffais pas tant je le serrais fort. Au passage, je le mouillai un peu, mais c'était mérité. Farce ou pas, j'étais trop heureuse qu'il soit là. Un visage malicieux connu, un allié, une béquille... Mon plus vieil ami était là. C'était TROP BEAU. Mais, qu'est-ce que tu fais là?! rajoutai-je en m'écartant pour mieux le voir, les yeux écarquillés, surexcitée, sans ôter mes mains de ses bras. Sans même lui laisser le temps de répondre et toujours dégoulinante, je le serrai à nouveau contre moi. T'es con! A cause de toi je suis plus présentable. Je vais devoir annuler mes plans, tu me laisses pas le choix, affirmai-je faussement embêtée en découvrant toutes mes dents. Entre! C'est le bordel mais tu me connais, hein... Allez, dis-moi TOUT! T'es de passage combien de temps?!

J'espérais qu'il me réponde "Au moins un mois! Ou quatre, ou six!", mais je ne me faisais pas trop d'illusions. Sa visite surprise était déjà incroyable. Sans attendre, j'ouvris mon frigo et partis en quête d'un breuvage à lui offrir. Erf. Entre l'eau et un vieux fond de jus de fruits, y'avait pas grand chose... Qu'importe, je savais qu'il ne se formaliserait pas.


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Sujet: Re: Melody vs Dylan : Vengeance à Miami  |  Lun 31 Juil - 13:18




Melody vs Dylan ;
Vengeance à Miami

☼  Melody Marshall  ☼
Et si ce n'était pas chez Melody ? Et si Melody avait prévu le coup et n'avait pas donné sa véritable adresse ? Ce serait bien dommage. D'une part parce que la blague tomberait à l'eau, pistolet à eau, humour, blague, drôle. Donc, disais-je, mon plan serait un vrai fiasco, et en prime, pas convaincu que la personne qui habite ici possède le même humour, autant dire que je vais devoir prendre mes jambes à mon cou. Sauf que bon, même si je fais attention à ma santé, on ne peut pas vraiment dire de moi que je suis un as du sprint. Je sais que dans le film Bienvenue à Zombieland, qui est au passage un de mes films favoris, le héros principal dit qu'avoir un cardio est primordiale en cas d'invasion zombie. Oh mon dieu... J'en étais sûr, c'est donc ça le truc ? Elle a prévu un zombie derrière la porte et je vais me faire mordre et je... Je...Je vais prendre la fuite ! Je refuse de devenir un dévoreur de cerveaux. Quoi que... Dans une série que j'aime beaucoup, l’héroïne principale est une zombie, qui en mangeant le cerveau des victimes qui arrivent à sa morgue, a des visions. C'est cool les visions non ? Du coup pourquoi pas ? Nan je plaisante, je tiens à mon humanité quand même. J'ai l'impression de partir loin là quand même, je dois avoir l'air drôle, figé dans mes pensées, un pistolet à l'eau dans une main et une machine à bulle dans l'autre. De toute façon la porte s'ouvre, alors qu'il vienne son zombie, je suis prêt. Dans Dead Rising, on peut vaincre des zombies avec des armes surprenantes, alors je peux m'en sortir et puis j'ai Dovah avec moi. Note à moi-même, apprendre à Dovah le combat contre les zombies, ça servira un jour, j'en mettrais la main de Melody au feu.

En parlant de Melody, quand la porte s'ouvre enfin, c'est bien son visage que je reconnais. J'ai pas vraiment l'impression qu'elle soit debout depuis longtemps. Encore la fête bien tardivement, j'en suis sûr. Elle aurait pu attendre un jour de plus quand même, elle devrait avoir honte. Sans réfléchir, sans lui offrir le temps de voir mon visage, je fais feu, enfin pour être exact, je fais eau, mais vous avez compris l'idée. L'effet de surprise semble réussir, chacun de mes tirs faisant mouche. Je suis pas mauvais tireur, c'est bon à savoir si jamais je dois me défendre par la suite contre les zombies de Melody. Quand je me rends compte que le chargeur du pistolet est vide, j'arme la suite de mon plan avec l'invasion des bulles, le tout en me marrant comme un enfant en pleine bêtise. Je finis quand même par stopper mon attaque, histoire de ne pas noyer mon amie. Ce serait quand même assez con, mais aussi un peu comique, que je sois à l'origine de la crainte dont je parlais juste avant qu'elle n'embarque dans son avion. Elle me prend par surprise en me sautant dessus, toute mouillée qu'elle est. J'en fais tomber mes armes, histoire de pouvoir la réceptionner quand même et lui offre mon plus beau sourire. Je n'ai pas le temps d'entendre l'une de ses phrases qu'elle enchaîne avec une autre, ne me laissant pas le temps de mettre un mot devant l'autre pour lui répondre. Tu sais chérie, je t'aime bien, c'est vrai, mais si je peux rien te répondre, tu risques d'attendre longtemps une réponse. Finalement, sans même avoir pu dire un mot, elle m'invite chez elle, chez son bordel, mais ça, elle le sait, ce n'est pas une surprise. Je suis quand même curieux et regarde tout autour de moi, à mesure que j'avance chez elle, découvrant son nouveau lieu de vie. Je la vois, toute mouillée, qui se baisse face à son frigo, cherchant sans doute un truc à offrir pour boire. Sachant, me doutant qu'elle a pas bu que de l'eau la veille, je fais une croix sur une boisson un peu festive pour marquer le coup.

- En fait je m'ennuyais, j'avais pas grand chose à faire, donc je me suis dis que traverser le monde pour venir te faire chier était une bonne chose. Tu pensais quand même pas être libre de mes conneries, juste pas que tu étais de l'autre côté de l'océan quand même? Ce serait mal me connaître. Cela dit, la vue est agréable d'ici.

En disant cela, je me tiens derrière elle, les bras croiser sur les torses, regardant ma meilleure amie, comme si je ne l'avais pas vu depuis une éternité, réfléchissant déjà à la prochaine farce que je pourrais lui faire.

- Quand même tu abuses Melody. Je prends l'avion pour venir te rejoindre. Je te fais une surprise en me présentant à ta porte et tout. Je viens avec de bonnes intentions et tu vois ce que tu m'as fais ? Je suis tout humide à cause de toi. Heureusement que je suis pas en chemise, sinon tu verrais mon corps d'athlète au travers du tissu transparent. Tu m'excuseras, mais je te laisse Dovah pendant que je prend ta salle de bain pour me changer. Je te proposerais bien de me donner un coup de main, mais tu risquerais de me noyer.

Je ris seul, puis sans s'attendre plus je vais à l'aveugle dans son appartement, cherchant la fameuse salle de bain, je lui dis, avant de sortir de son champ de vue.

- En plus, tu mens toujours aussi mal. Genre comme si sans moi, tu avais tant de choses de prévues, alors qu'il est midi et que tu es encore aussi présentable qu'un gobelin.

Je tire la langue et prend la fuite, courant comme un enfant.


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Sujet: Re: Melody vs Dylan : Vengeance à Miami  |  Lun 31 Juil - 21:10

Melody vs Dylan: Vengeance à Miami


avec Dylan Harbor
I
l semblait un peu eberlué par mon enthousiasme mais non moins content d'y assister. Sans plus attendre, il répondit à mes interrogations.

- En fait je m'ennuyais, j'avais pas grand chose à faire, donc je me suis dit que traverser le monde pour venir te faire chier était une bonne chose...

Ben voyons, pensai-je faussement outrée.

- Tu pensais quand même pas être libre de mes conneries, juste parce que tu étais de l'autre côté de l'océan quand même? poursuivit-il. Ce serait mal me connaître. Cela dit, la vue est agréable d'ici.

Son air de conspirateur m'arracha un rire. Décidément, il était bien là pour m'enquiquiner, mais qu'est-ce que j'étais contente! Il n'y avait pas meilleur enquiquineur que lui. Pourtant, je faisais volontairement la désintéressée, mine de rien.

- Mouais. Je suis désolée j'ai que de l'eau, me résignai-je en m'éloignant du frigo, secouant la brique de jus d'oranges quasi vide.

- Quand même tu abuses Melody. Je prends l'avion pour venir te rejoindre. Je te fais une surprise en me présentant à ta porte et tout. Je viens avec de bonnes intentions et tu vois ce que tu m'as fais? Je suis tout humide à cause de toi...

Et en plus il se plaignait? C'était moi qui dégoulinais de partout avec son coup du pistolet à eau, là. Un vrai gamin! Ah... Les gamins, ça me manquait. Il ne s'arrêtait plus, débitant ses mots à mille à l'heure. Pfiou! J'avais oublié qu'il pouvait être agréablement épuisant.

- ...Heureusement que je suis pas en chemise, sinon tu verrais mon corps d'athlète au travers du tissu transparent. Tu m'excuseras, mais je te laisse Dovah pendant que je prend ta salle de bain pour me changer. Je te proposerais bien de me donner un coup de main, mais tu risquerais de me noyer.

Il avait bien raison! C'est alors que je remarquai sa petite boule de poils. Elle aussi m'avait manquée. Voilà qu'elle me léchait les mimines et remuait la queue.

- Ooooh, coucou toi!

Je me baissai pour l'asticoter un peu et l'étouffer de bisous. Ca n'empêchait pas son maître de parler tout seul en rejoignant la salle de bain...

- En plus, tu mens toujours aussi mal. Genre comme si sans moi, tu avais tant de choses de prévues, alors qu'il est midi et que tu es encore aussi présentable qu'un gobelin.

Le voyou m'avait tiré la langue comme un enfant avant de déguerpir de ma vue vite fait, tandis que je prenais une mine offusquée en hochant la tête.

- QUOI? dis-je en me relevant. Je te signale que je cherche du boulot, moi!

Puis je bredouillai, tout bas, pour moi même : - Enfin... Un jour je chercherai.

Evidemment, je le suivis innocemment, puis m'activai comme une flèche pour achever son oeuvre avec le pommeau de douche. Lui qui se plaignait d'être humide, il verrait bien!

- BIM! C'est ce qu'on appelle l'arroseur arrosé, mon ami!

Cette petite référence aux frères Lumière ne manquerait pas de lui plaire, j'en étais sûre. Bien-sûr, je savais qu'il serait du genre à riposter, mais c'était le but. Au point où j'en étais, autant se salir jusqu'au bout... Et puis c'était pas aujourd'hui que je distribuerais mes CV, hein.

Après un quart d'heure de rires, de glissades et de lancers de projectiles à travers mon petit appartement déjà sans dessus-dessous, cachée derrière mon canapé miteux, je suggérai une trêve.

- TEMPS MORT!!

J'avais bien envie de retrouver mon sérieux cinq minutes. En fait, je brûlais de connaître ses projets.

- Entre nous, dis-je en l'invitant à s'asseoir à côté de moi, tu viens ici en vacances? Je vois pas tes bagages... T'es à l'hôtel?! Mais t'es con! Fallait venir direct ici! Bon, et t'es où? Tu comptes faire quoi? Une pimbêche t'as brisé le coeur à Surrey c'est ça? Ou c'est juste que je te manquais trop? Allezzz! Je veux tout savoir.

Je sautillais sur place en attendant sa réponse.


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Sujet: Re: Melody vs Dylan : Vengeance à Miami  |  Mar 1 Aoû - 20:43




Melody vs Dylan ;
Vengeance à Miami

☼  Melody Marshall  ☼
Si j'avais su que Melody serait à ce point espiègle, j'aurais pris avec moi de quoi me changer. Je le redis, mais elle est assez injuste avec moi. Je fais plusieurs heures de vol en avion, je quitte mon pays, ma ville, mes proches, juste pour elle et voilà le résultat ? Dès le premier jour chez elle, je me retrouve dans sa salle de bain, heureusement que l’ambiguïté n'existe pas entre nous deux, sinon un esprit bien mal placé aurait tôt fait d'imaginer des trucs pas très catholiques entre Melody et moi. Melodan ? Dylody ? Je n'ose imaginé le nom qu'une relation amoureuse entre nous pourrait avoir si nous étions les personnages d'une fan-fiction. Heureusement, nous sommes dans la réalité. Moi et elle ? Ensemble ? Je sais bien qu'on ne dit pas toujours non à une soirée en tête à tête avec de l'alcool, mais jusqu'à présent, je n'ai jamais eu à vérifié mes théories sur sa planche à pain. À la limite, si elle était la dernière femme sur Terre et que de mon côté, en plus d'être le dernier homme, je serais sourd, aveugle, muet et fan de football, ça pourrait se faire, et encore pas sûr.

Je pourrais encore faire vœux de chasteté. Le sexe c'est bien, mais faut quand même pas être désespérer. Je repense à son rire du coup, quand je lui ai dis qu'elle ne pouvait pas se croire à l'abri de mes conneries, quand bien même il y a un océan entre nous deux. Était-ce pour ça le rire, ou bien pour le pseudo compliment, qui était plus une taquinerie, sur le fait d'avoir une belle vue, quand elle était penchée vers son frigo ? Bah, faut pas que je me prennes la tête avec un truc aussi idiot, je suis quand même plus mature que ça... Je crois. Je lui aurais bien répondu que de l'eau, j'en ai déjà sur moi vu que je suis mouillé par sa faute, mais j'ai rien dis et simplement souris avant de prendre la fuite pour la salle de bain. Faudra aussi que je pense à dire merci à Dovah, il a joué son rôle en retenant l'ennemi féminin pendant ma fuite. Un brave guerrier de Bordeciel ce chien.

Malheureusement pour moi, cette trêve ne fut pas aussi longue que prévue, et voilà que, profitant que j'ai le dos tourné et que je suis perdu dans mes pensées, Melody fait irruption dans la pièce. Elle me prend de court en s'emparant du légendaire pommeau de douche, qu'elle active plus vite que son ombre et voilà le sol de la salle inondé et moi, qui commençait à me sécher, noyer sous un déluge d'eau. Je l'ai bien cherché j'imagine, mais je remercierais les frères Lumière une autre fois, car débute alors une grande guerre entre elle et moi, et déjà que son logement n'était pas vraiment clean, ce n'est pas tout les produits, les vêtements, et autre chose que nous nous sommes envoyer à la figure, qui ont arrangés l'état des lieux. Alors que j'avais mis la main sur un de ses déos, que je comptais bien vider sur sa tête d'endive, elle réclame un cessez-le-feu. Bon soit, j'accepte, mais en guise de dernier tir, je lui envoie mon haut à la figure et je me jette sur son canapé, torse nu, comme si j'étais chez moi.

- Alors pour te répondre dans l'ordre mademoiselle boule puante. Non je ne suis pas là pour tes vacances, même si t'embêter est un vrai plaisir. De toute façon, je suis toujours en vacance. Oui je suis à l'hôtel et c'est là-bas que sont le reste de mes affaires, et je crois moi, j'ai pas juste une valise. Au contraire, reconnais mon génie. J'ai pris du temps pour prendre d'assaut ton logement et ma mission est une réussite, je mérite même une récompense de ta part et je l'attends dans l'instant Melody. Tout ce que je comptes faire, c'est venir vivre ici, avec toi. Faut bien que quelqu'un t'aide à t'en sortir nan ? Quand je vois l'état de ton appartement, heureusement que ton super-héros est arrivé. Pourquoi une pimbêche ? Tu connais mon charme, j'en ai des dizaines en claquant des doigts. Aurais-tu oublié à quel point je suis doué en la matière ? Tu veux des dessins ?


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Melody vs Dylan : Vengeance à Miami

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